Par Rédaction | Sport
Parfois, une victoire ne suffit pas à masquer les fissures aux Lakers. Derrière le score final, certaines soirées laissent un goût amer, même lorsque le tableau d’affichage sourit. À Los Angeles, le cas JJ Redick continue de faire débat.
Les Lakers ont dominé Memphis pour lancer 2026 sur une note positive avec un grand LeBron James pour l’occasion. Une performance solide sur le plan comptable, mais loin de rassurer totalement sur le contenu. Dans l’attitude, la concentration et l’exécution, plusieurs signaux ont alerté le staff, et c’est loin d’être la première fois.
Car au-delà du résultat, c’est surtout la manière qui a interpellé JJ Redick. L’entraîneur n’a pas cherché à enjoliver la situation après l’entraînement suivant, pointant du doigt des manquements répétés qui, selon lui, ne devraient plus exister à ce stade de la saison.
Une exécution qui inquiète le staff
Le technicien des Lakers s’est montré particulièrement critique sur l’utilisation des systèmes après temps mort. « Nous avons appelé 12 systèmes après temps mort hier soir, et huit n’ont pas été exécutés correctement », a-t-il expliqué, visiblement agacé. Il a insisté sur le fait que certains schémas avaient été tentés à plusieurs reprises, sans amélioration notable, ce qui traduit selon lui un vrai problème de concentration et de rigueur collective.
Pour Redick, le plus frustrant reste l’incapacité de ses joueurs à transposer des consignes simples sur le terrain. « On doit être capable de transférer 30 secondes passées devant un tableau sur le parquet », a-t-il ajouté, soulignant un manque d’attention au détail qu’il juge préoccupant. Interrogé sur un éventuel oubli des systèmes, il est resté évasif, laissant entendre que ce type d’erreurs n’était pas acceptable à ce niveau.
L’entraîneur a également pointé la gestion du cas Jaxson Hayes, qu’il estime mal exploité par l’équipe. Un système spécifique avait été prévu pour lui, mais là encore, l’exécution n’a pas suivi. Redick a évoqué un manque d’activité du pivot, tout autant qu’un déficit de lecture de la part des passeurs lorsqu’il se rend disponible près du cercle.
« Il y a des moments où il peut plonger vers le panier et il ne le fait pas, et d’autres où il le fait mais on ne le sert pas », a résumé Redick, rappelant que l’engagement et l’assertivité conditionnent la confiance collective. Il souhaite notamment voir Hayes toucher davantage le ballon en début de match, afin de l’impliquer plus rapidement dans le jeu.
