Par Rédaction | Sport
Anthony Davis continue de diviser, même lorsqu’il traverse une saison loin de ses standards habituels. À Dallas, les attentes étaient immenses dès l’automne, avec l’idée qu’il incarnerait le nouveau visage du projet. Pourtant, malgré un rendement en baisse et une disponibilité limitée, son nom reste au cœur des discussions du marché. Et selon son entourage, sa valeur n’a jamais été aussi élevée.
L’exercice 2025-2026 n’a rien d’un long fleuve tranquille pour l’intérieur. Gêné par des blessures récurrentes, il n’a disputé que 19 rencontres et affiche une moyenne de 20,3 points par match, son plus faible total depuis sa saison rookie. Un chiffre qui alimente forcément les critiques, d’autant plus que Dallas peine à trouver une dynamique stable sans lui sur le parquet.
Cette fragilité apparente a ravivé les rumeurs de transfert autour de la franchise texane. Beaucoup s’interrogent sur la capacité des Mavericks à bâtir durablement autour d’un joueur dont la santé reste une inconnue constante. La pression retombe alors sur le rookie Cooper Flagg, souvent contraint d’assumer davantage de responsabilités dans un contexte instable.
Dallas face à un dilemme majeur
Malgré ce tableau contrasté, Rich Paul refuse catégoriquement de parler de dévaluation. L’agent d’Anthony Davis insiste sur l’impact structurel que son client peut avoir sur n’importe quelle équipe ambitieuse. Il rappelle qu’au-delà des statistiques brutes, Davis reste l’un des rares joueurs capables d’influencer un match des deux côtés du terrain, face aux meilleurs intérieurs de la ligue. « Si vous cherchez à récupérer un joueur de la dimension d’Anthony Davis, cela signifie que vous pensez qu’il peut vous permettre d’atteindre un cap ou de le dépasser. AD rend n’importe quelle équipe meilleure », a-t-il expliqué, balayant l’idée d’un transfert subi ou d’une valeur en baisse.
Du côté des Mavericks, la situation est plus nuancée. L’association entre Davis et Flagg devait faire de Dallas une force incontournable à l’Ouest, mais les absences répétées de l’ancien Laker ont freiné cette ambition. Résultat : une équipe irrégulière, incapable d’enchaîner les victoires et constamment ramenée aux mêmes interrogations sur sa construction.
Sur le plan contractuel, le dossier est tout aussi complexe. Anthony Davis perçoit plus de 54 millions de dollars par saison, un montant qui pèse lourdement sur le salary cap. Pour une organisation intéressée, le pari est double : accepter un investissement financier massif et sacrifier des atouts majeurs, tout en espérant que le joueur sera pleinement disponible au moment crucial.
C’est précisément là que la vision de Rich Paul se heurte à la réalité des bureaux des dirigeants. Oui, Davis demeure un joueur capable de transformer une franchise et de changer le plafond sportif d’une équipe. Mais dans une NBA obsédée par la gestion des risques, sa fragilité physique reste un facteur dissuasif, surtout pour des formations qui jouent le titre à court terme.
