Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Anthony Davis continue de faire parler de lui, autant pour son immense talent que pour les interrogations persistantes qui l’entourent. À Dallas, son impact sportif ne fait aucun doute lorsqu’il est sur le parquet. Mais en coulisses, son avenir suscite de plus en plus de débats.
L’intérieur des Mavericks reste l’un des joueurs les plus dominants de la ligue à son poste. Capable d’influencer un match des deux côtés du terrain, il représente un avantage compétitif rare lorsqu’il est en pleine possession de ses moyens. Toutefois, cette excellence est régulièrement freinée par des absences qui pèsent lourd dans l’évaluation globale de sa valeur.
Cette saison encore, sa disponibilité pose question. Anthony Davis n’a disputé qu’une partie des rencontres prévues, et sa récente blessure à la main gauche, survenue face au Jazz, a ravivé les inquiétudes. Shams Charania l’a confirmé : il pourrait rater plusieurs mois dans le pire des scénarios.
Une valeur sportive indiscutable, mais un risque financier réel
Ancien scoreur prolifique de la ligue, Lou Williams s’est exprimé sans détour sur le sujet. Selon lui, le passé médical de Davis est désormais impossible à ignorer, même pour les dirigeants les plus séduits par son profil. « Je suis monté dans le wagon de l’historique des blessures, je commence vraiment à le voir. Je suis un grand fan d’AD. Quand il est sur le terrain, il donne un énorme avantage à son équipe pour gagner des matches. Il est champion, tout ça fait partie de son CV. Mais il est aussi sujet aux blessures, et il a un long historique en ce sens », a-t-il expliqué.
Le contrat d’Anthony Davis ajoute une couche supplémentaire de complexité. L’intérieur dispose encore de deux années garanties, dont une option joueur estimée à plus de 62 millions de dollars pour la saison 2027-2028. Un engagement financier massif qui oblige les franchises intéressées à mesurer précisément le rapport entre rendement attendu et risque encouru.
Pour Lou Williams, les blessures récentes rendent cette équation encore plus délicate. « Même dans les discussions de transfert, on l’a vu se blesser deux ou trois fois ces deux ou trois dernières semaines. La question devient alors : où va-t-on quand on investit ? Quand on investit dans le futur de son organisation, combien va-t-on réellement en tirer ? », a-t-il ajouté, pointant du doigt une inquiétude partagée par de nombreux décideurs.
Williams insiste d’ailleurs sur cette dualité difficile à trancher. « Quand il est disponible, Anthony Davis est un top 5 des intérieurs de cette ligue. Le problème, c’est justement la disponibilité, et c’est un énorme problème quand on parle d’une prolongation ou d’un gros contrat », a-t-il résumé, mettant en lumière le cœur du dilemme.
