NBA – Le problème majeur qui plombe les Lakers : « Littéralement, on n’arrive pas à…

La star NBA Luka Doncic (gauche) et l'entraîneur des Los Angeles Lakers, JJ Redick (droite)
NBA (DR) / Los Angeles Lakers (DR)

Par Rédaction | Sport

La soirée californienne devait servir de rebond, elle s’est transformée en signal d’alarme. Battus sur le parquet de Sacramento, les Lakers ont livré l’une de leurs prestations les plus inquiétantes de la saison. Plus qu’une simple défaite, ce match a mis en lumière des failles structurelles qui commencent à peser lourdement sur les ambitions de l’équipe.

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Déjà sur une dynamique négative avant l’entre-deux, Los Angeles espérait profiter d’un adversaire en difficulté pour retrouver des certitudes. Il n’en a rien été. Rapidement dépassés dans l’intensité, les hommes de JJ Redick ont subi la loi des Kings, incapables de répondre à l’adresse adverse et de trouver un rythme offensif cohérent sur la durée.

Le mal récurrent s’est une nouvelle fois manifesté derrière l’arc. Hormis Luka Dončić, quasiment seul à surnager, l’équipe a multiplié les tirs ouverts manqués, affichant une adresse extérieure catastrophique. Une inefficacité devenue trop fréquente pour être ignorée, et qui commence à définir l’identité de cette version des Lakers.

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Un problème qui dépasse l’adresse

C’est justement après cette rencontre que JJ Redick a choisi de ne plus arrondir les angles. « C’est aussi simple que ça. Littéralement, on n’arrive pas à mettre un tir », a-t-il lâché, visiblement à bout. « On était déjà parmi les pires équipes de la ligue au tir extérieur, et après ce match, on sera encore plus bas. On se crée des tirs, mais on ne les concrétise pas », a-t-il poursuivi, soulignant l’écart entre la qualité des situations et le résultat final.



Le plus inquiétant dans les propos de l’entraîneur réside dans le ton employé. L’ironie finale, presque résignée, traduit une prise de conscience : ce problème n’est plus un accident, ni une mauvaise série passagère. Il s’inscrit dans la durée et reflète les limites de l’effectif actuel, mal armé pour sanctionner à longue distance.

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La défense n’a pas davantage rassuré. Voir Sacramento, pourtant réputé pour ses propres difficultés au tir, réussir près de deux tiers de ses tentatives à trois points, en dit long sur les manques des Lakers. Trop permissifs, souvent en retard sur les rotations, ils ont laissé leur adversaire jouer avec confiance et liberté tout au long de la rencontre.

Dans ce marasme collectif, Luka Dončić a offert un contraste saisissant. Incertain avant le match en raison d’une gêne à l’aine, le Slovène a livré une performance majuscule, empilant les points avec une efficacité impressionnante. Mais cette démonstration individuelle, aussi brillante soit-elle, n’a pas suffi à masquer les carences d’ensemble. Le constat dressé par JJ Redick est limpide, presque brutal. Construire autour de Dončić exige des profils capables de défendre et d’écarter le jeu. Pour l’instant, Los Angeles ne coche aucune de ces cases de manière constante.

Conférence Ouest Los Angeles Lakers NBA 24/24