Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La domination d’Oklahoma City sur la saison régulière ne fait presque plus débat. Victoires en série, régularité impressionnante, maîtrise collective : tout semble aligné pour une campagne historique. Pourtant, au milieu de ce tableau presque parfait, une anomalie persiste.
Malgré la récente défaite, San Antonio semble avoir trouvé une formule pour battre Oklahoma City. À plusieurs reprises, la franchise texane a montré qu’elle n’était ni intimidée par le statut de champion en titre du Thunder, ni impressionnée par son jeune noyau. Les confrontations directes ont révélé une réalité plus nuancée que le simple classement, et c’est précisément ce qui intrigue de nombreux observateurs.
Sur les sept défaites concédées par Oklahoma City cette saison, trois sont venues face aux Spurs. Un chiffre suffisamment parlant pour alimenter les débats, surtout lorsque l’on constate que Victor Wembanyama et ses partenaires ont souvent imposé leur rythme, sans jamais sembler subir la pression des fins de match serrées.
Ce que Carmelo Anthony voit que d’autres ignorent
Selon Carmelo Anthony, le vrai différentiel apparaît lorsque l’on regarde au-delà des leaders. « Tu dois enlever les stars de l’équation et regarder les autres joueurs, pas ceux qui sont très, très forts à leur poste », explique-t-il, soulignant que ce sont souvent ces contributions secondaires qui décident de l’issue des rencontres.
Dans son analyse, l’ancien All-Star insiste sur la capacité des Spurs à faire émerger plusieurs menaces simultanément. Quand différents joueurs prennent le relais, la défense du Thunder est contrainte de s’étirer, laissant davantage d’espace à Wembanyama pour dicter le tempo. « C’est là que le match se gagne toujours. San Antonio est meilleur que les autres équipes d’OKC sur ce point », poursuit Anthony, évoquant également l’impact défensif et l’intensité de profils comme Stephon Castle.
Cette lecture n’est pas restée sans réponse. Lors de leur confrontation la plus récente, Oklahoma City a livré l’une de ses prestations les plus abouties face aux Spurs, s’imposant avec autorité à domicile. Si San Antonio a bien placé cinq joueurs à plus de dix points, le Thunder a totalement accéléré après la pause, imposant un rythme que la franchise texane n’a pas su contenir.
Cette victoire change-t-elle réellement la dynamique ? Pas totalement. Elle rappelle surtout que, lorsque Oklahoma City parvient à équilibrer la bataille des rôles secondaires, la hiérarchie redevient logique. Reste à savoir si le Thunder saura reproduire ce schéma lors du dernier affrontement de saison régulière, prévu début février.
