Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les discussions autour d’Anthony Davis continuent d’agiter la ligue à l’approche de la deadline. Plusieurs franchises surveillent attentivement la situation à Dallas, conscientes qu’un joueur de ce calibre, même entouré d’incertitudes, peut modifier une trajectoire à moyen terme. Toronto fait désormais partie des équipes mentionnées avec insistance.
Les Raptors avancent prudemment, sans bruit excessif, mais avec une vraie réflexion interne. La franchise canadienne cherche à rééquilibrer son effectif et à ajouter une référence capable d’encadrer un groupe encore en construction. Anthony Davis coche évidemment de nombreuses cases sur le papier, bien que sa disponibilité demeure source d’inquiétudes.
Reste que le contexte contractuel et sportif du pivot complique toute projection. Entre son salaire, ses années restantes et les exigences de Dallas, chaque hypothèse d’échange demande une ingénierie précise, loin d’un simple coup opportuniste. On sait en tout cas que les Mavs sont ouverts à la discussion, à condition que l’offre soit jugée satisfaisante.
Une base de discussion construite autour de Barrett
Selon plusieurs sources proches du dossier, Toronto envisagerait un package centré sur RJ Barrett. Le Canadien servirait de pièce salariale principale, accompagné soit d’Immanuel Quickley, soit de Jakob Poeltl, afin de rendre l’opération viable financièrement. « Toute offre crédible des Raptors passerait par la combinaison de Barrett avec Quickley ou Poeltl », a ainsi expliqué Marc Stein, précisant que ce cadre de discussion revenait régulièrement dans les échanges internes.
L’ajout éventuel d’un choix de premier tour futur est également évoqué pour rendre l’offre plus attractive. Toutefois, même avec ce type d’actif, l’allègement financier resterait limité pour Dallas, ce qui freine encore l’enthousiasme des Mavericks. Du côté de Dallas, la posture demeure inchangée. La franchise ne se sent pas sous pression et n’exclut absolument pas de conserver Anthony Davis au-delà du 5 février.
Les dirigeants estiment que céder trop vite, sans retour satisfaisant, nuirait davantage à leur flexibilité future qu’un statu quo temporaire. Sur le plan sportif, Davis n’a disputé qu’une vingtaine de matchs cette saison, avec des moyennes solides mais une disponibilité toujours scrutée. Cet historique récent pèse lourdement dans les discussions, surtout pour une équipe comme Toronto, qui cherche à limiter les paris trop risqués.
La durée et le montant du contrat ajoutent une couche supplémentaire de complexité. Avec un salaire supérieur à 58 millions de dollars la saison prochaine et une option joueur encore plus élevée ensuite, Anthony Davis représente un engagement majeur. Pour les Raptors comme pour les Mavericks, chaque détail comptera avant de franchir le pas.
