NBA – Stephen Curry, grand perdant à venir aux Warriors ? « Il est traité de façon…

Stephen Curry en interview pour les Warriors
Golden State Warriors (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La gestion des rotations à Golden State continue de faire débat cette saison. Entre ambitions affichées et décisions contestées, certaines situations internes interrogent sur la cohérence du projet sportif. Le cas de Jonathan Kuminga cristallise aujourd’hui toutes les tensions, au point de susciter des critiques venues de l’extérieur.

Publicité

À seulement 23 ans, Jonathan Kuminga se retrouve dans une situation paradoxale au sein de l’organisation californienne. Doté d’un impact athlétique évident et capable d’apporter des points comme de l’énergie, l’ailier est pourtant régulièrement écarté de la rotation. Une décision qui dépasse la simple question de performance individuelle et soulève des interrogations sur la gestion globale de l’effectif par le staff.

Pour Gilbert Arenas, cette situation a des répercussions bien plus larges que le simple cas Kuminga. L’ancien joueur estime que ce traitement envoie un message négatif à l’ensemble du vestiaire et finit par peser sur la dynamique collective, y compris sur Stephen Curry. « Il est sur le banc, il est traité de manière horrible, alors qu’il est troisième meilleur marqueur et premier rebondeur. Qu’est-ce que ça dit des autres ? Et derrière, on crie qu’on veut gagner. Steph Curry est son propre système. Tu as besoin d’un joueur comme Kuminga pour garder le jeu honnête. Plus tu handicapes les autres, plus ça devient difficile pour Steph », a analysé Arenas.

Publicité

Une gestion qui fragilise l’équilibre collectif

Durant l’intersaison 2025, la franchise avait pourtant fait le choix de renforcer son effectif avec des joueurs de rôle plutôt que de viser une nouvelle superstar. L’objectif semblait clair : construire un groupe soudé, discipliné et compétitif. Dans ce contexte, la confiance accordée aux jeunes éléments devait être un pilier essentiel du projet, ce qui rend la situation actuelle encore plus incohérente.



L’impact psychologique d’une telle gestion ne doit pas être sous-estimé. Lorsqu’un joueur productif se voit privé de minutes sans explication claire, le sentiment d’injustice peut rapidement s’installer. Selon Arenas, cette frustration diffuse finit par contaminer l’ensemble de l’équipe, surtout lorsque les résultats ne suivent pas et que certaines solutions évidentes restent inutilisées.

Publicité

Au-delà du cas Kuminga, Golden State semble accumuler les problèmes structurels. Entre la réticence de Steve Kerr à ajuster certaines rotations et les exclusions à répétition de Draymond Green, l’équipe donne parfois l’impression de se tirer elle-même une balle dans le pied. Ces tensions internes nuisent à la continuité et empêchent l’organisation de trouver un véritable rythme.

Si cette dynamique négative devait se poursuivre, la pression sur le front office pourrait rapidement devenir insoutenable. Une nouvelle absence en playoffs pourrait suffire à provoquer une remise à plat radicale du projet, même autour d’un joueur aussi central que Stephen Curry. Dans ce contexte, la gestion de Jonathan Kuminga pourrait bien être perçue, a posteriori, comme l’un des symboles d’une saison mal maîtrisée.

Conférence Ouest Golden State Warriors NBA 24/24 Stephen Curry