Par Rédaction | Sport
La dynamique s’est brutalement inversée pour les Lakers ces derniers jours. Après un début de saison plutôt solide, les défaites s’enchaînent et les certitudes disparaissent. À l’approche d’une période charnière du calendrier, la franchise californienne se retrouve face à ses propres limites, entre absences majeures et manque de constance collective.
La défaite concédée à Portland samedi soir en est une illustration frappante. Battus 132-116 par des Trail Blazers pourtant loin d’être favoris, les Lakers ont encaissé un cinquième revers sur leurs six derniers matchs. Un écart qui ne s’est jamais réellement comblé et qui a mis en lumière les difficultés actuelles d’une équipe incapable de contrôler le tempo, surtout à l’extérieur.
Sur le plan individuel, LeBron James a pourtant noirci la feuille de statistiques avec 20 points, neuf rebonds et huit passes décisives. Mais au-delà des chiffres, le visage affiché par le leader de 41 ans en disait long sur son état d’esprit. Interrogé sur la manière dont les Lakers devaient arracher des victoires dans ce contexte compliqué, sa réponse a été d’un pragmatisme presque désarmant : « Marquer plus de points que l’adversaire », avant d’ajouter, relancé par un journaliste, « Mettre plus de tirs que l’équipe d’en face ».
Une marge de manœuvre réduite par les absences
Cette simplicité apparente traduit surtout une réalité plus profonde. Les Lakers évoluent actuellement en effectif réduit, privés de leur meilleur marqueur Luka Dončić, touché à l’aine, ainsi que de leur pivot titulaire Deandre Ayton, gêné au genou. Une situation qui oblige l’encadrement à bricoler et les cadres à assumer davantage de responsabilités, souvent dans des conditions loin d’être idéales.
LeBron James n’a d’ailleurs pas cherché d’excuses derrière ces absences, adoptant un discours volontairement direct et responsabilisant. « Vous allez sur le terrain avec l’équipe disponible. Vous essayez d’exécuter, offensivement et défensivement, du mieux possible. C’est tout ce que vous pouvez demander », a-t-il expliqué, avant de poursuivre : « Au final, personne n’a pitié de nous, et nous n’en demandons pas. Les joueurs disponibles doivent jouer notre basket, celui que nous voulons pratiquer des deux côtés du terrain. »
L’arbitrage a également été évoqué après la rencontre, dans un contexte de frustration palpable. Les Lakers n’ont tenté que 21 lancers francs, contre 34 pour Portland, un différentiel que LeBron a jugé problématique dès le début du match. « J’ai trouvé que le sifflet était très serré dès le premier quart-temps. Je crois qu’ils avaient déjà une vingtaine de lancers francs. C’est difficile de mettre en place une défense dans ces conditions », a-t-il analysé, tout en reconnaissant que cela faisait partie du jeu.
Désormais affichant un bilan de 24 victoires pour 16 défaites, les Lakers devront rapidement réagir, sous peine de voir cette mauvaise passe s’installer. La réception de Toronto doit servir de point de rebond, mais le message envoyé par LeBron est clair : sans efficacité au tir et sans exécution collective, aucun discours ne suffira à inverser la tendance.
