Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La saison des Lakers s’est nettement compliquée ces dernières semaines, au point de raviver les débats autour d’un ajustement urgent de l’effectif. Entre les blessures, les rumeurs persistantes autour de LeBron James et une défense trop friable, la franchise de Los Angeles cherche des solutions concrètes pour rester dans la course aux playoffs.
Les difficultés défensives sont devenues l’un des principaux points faibles de l’équipe. Trop souvent dépassés sur les lignes extérieures, les Lakers peinent à contenir les arrières et les ailiers adverses, ce qui déséquilibre l’ensemble du projet collectif. Dans ce contexte, le recrutement d’un spécialiste défensif apparaît comme une priorité stratégique.
Parmi les profils ciblés, celui d’Herb Jones ressort avec insistance. L’ailier des Pelicans s’est imposé comme l’un des défenseurs les plus fiables de la ligue sur le périmètre, capable de multiplier les missions difficiles sans désorganiser le reste de l’équipe. Son apport offensif reste limité, mais son impact sans ballon correspond précisément aux besoins actuels de Los Angeles.
Un montage à trois équipes pour contourner les obstacles
Le principal frein dans ce dossier reste le prix exigé par New Orleans. Les Pelicans réclament plusieurs choix du premier tour pour envisager un départ de Jones, une demande jugée excessive par les dirigeants californiens. Pour contourner cette contrainte, un scénario à trois équipes incluant Brooklyn a été imaginé afin de répartir les coûts et les actifs.
Dans cette hypothèse, les Lakers récupéreraient Herb Jones, tandis que les Pelicans recevraient un choix du premier tour 2027 en provenance des Nets, un choix du premier tour 2031 des Lakers ainsi que le jeune Noah Clowney. Brooklyn, de son côté, absorberait le contrat de Rui Hachimura et obtiendrait un choix du second tour 2032.
Pour Los Angeles, l’intérêt est évident. Herb Jones apporterait immédiatement une plus-value défensive significative, notamment sur les postes extérieurs, avec une polyvalence précieuse pour accompagner une star créative comme Luka Dončić. Céder un nouveau choix du premier tour représente un risque, mais c’est aussi le prix à payer pour espérer franchir un cap compétitif.
Brooklyn jouerait un rôle de facilitateur. Avec une marge salariale confortable, la franchise new-yorkaise peut se permettre d’absorber un contrat arrivant à expiration tout en sacrifiant un choix de draft. Une opération cohérente pour une équipe davantage tournée vers la gestion d’actifs que vers une ambition immédiate. Ce scénario reste hypothétique, mais il illustre la pression qui entoure désormais les Lakers.
