Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Lakers arrivent à l’approche de la date limite des transferts avec une équation de plus en plus délicate à résoudre. En quête d’un ailier capable d’apporter défense et adresse extérieure, la franchise se heurte pourtant à une réalité embarrassante : l’un de ses jeunes joueurs les plus souvent cités dans les discussions n’attire quasiment aucun intérêt sur le marché.
Dalton Knecht, sélectionné au 17e rang de la Draft 2024, figure depuis plusieurs semaines dans les conversations internes comme une potentielle pièce d’échange. Problème, selon plusieurs sources proches du dossier, les équipes adverses ne se montrent guère séduites par son profil. Malgré des contrats expirants associés à son nom, les Lakers peinent à convaincre leurs interlocuteurs.
Cette situation complique sérieusement les plans du front office, qui espérait utiliser Knecht pour faciliter l’arrivée d’un ailier « 3-and-D ». Les besoins de l’équipe sont pourtant clairs depuis le début de saison : manque d’athlétisme sur les ailes, difficultés défensives et rotations limitées derrière les cadres. Mais sans actif attractif, les marges de manœuvre se réduisent.
Dalton Knecht, un profil qui ne convainc plus
Un constat partagé par plusieurs observateurs de la franchise, dont Jovan Buha. « Je pense qu’il est sur le départ, que ce soit avant cette date limite ou cet été. Il finira par être transféré quelque part, mais probablement dans un échange plus large où il servira surtout de pièce d’appoint », a expliqué le journaliste, allant jusqu’à qualifier Knecht d’« actif négatif » dans l’état actuel du marché.
Sur le parquet, les chiffres du sophomore n’aident pas à redorer sa cote. En 36 apparitions cette saison, il affiche 4,8 points par match, avec une adresse correcte globale mais insuffisante à trois points pour un joueur censé étirer le jeu. Son temps de jeu limité, à peine plus de douze minutes par rencontre, illustre aussi la confiance relative que lui accorde le staff.
Dans ce contexte, les Lakers pourraient être contraints d’inclure Knecht comme simple « bonus » dans une opération plus ambitieuse, plutôt que comme élément central d’un échange. Une perspective loin de celle imaginée lors de sa sélection à la Draft, mais révélatrice des ajustements constants imposés par la course au titre.
À quelques jours du 5 février, la franchise californienne doit donc trancher : forcer un mouvement coûte que coûte, ou accepter de patienter jusqu’à l’intersaison pour restructurer plus profondément son effectif. Une chose est sûre, le dossier Dalton Knecht symbolise à lui seul les difficultés actuelles des Lakers à transformer leurs jeunes joueurs en véritables leviers sur le marché des transferts.
