Par Rédaction | Sport
Les attentes autour des Lakers dépassent largement le simple cadre de la saison régulière. À Los Angeles, gagner des matches entre octobre et avril n’a jamais suffi. L’histoire, les stars et la culture du titre façonnent un rapport particulier entre la franchise et son public, souvent jugé exigeant, parfois même ingrat.
Chaque année ou presque, les Lakers sont projetés dans la discussion des prétendants au titre avant même le premier entre-deux. Cette saison ne fait pas exception, avec Luka Dončić à un niveau MVP et LeBron James toujours capable d’imposer son rythme. Dans ce contexte, la saison régulière ressemble davantage à une phase de réglages qu’à une finalité en soi.
Même lorsque l’équipe enchaîne les victoires, une partie du public reste dans l’attente de preuves plus concrètes. Les performances solides sont perçues comme normales, presque dues. À Los Angeles, la question n’est jamais vraiment si l’équipe est bonne en janvier, mais si elle sera prête en mai et en juin.
Une culture du titre profondément ancrée
C’est précisément cette mentalité que Kendrick Perkins a récemment évoquée en analysant l’ambiance parfois tiède de certaines rencontres à domicile. Selon l’ancien champion NBA, ce détachement apparent n’est pas un manque de passion, mais le reflet d’un public habitué à viser beaucoup plus haut. « Quand on parle des Lakers, les gens disent parfois que l’ambiance est ennuyeuse. La raison est simple : les fans des Lakers sont gâtés. Ils se fichent un peu de la saison régulière », a-t-il expliqué, avant d’ajouter « ce qui les intéresse, ce sont les titres, rien d’autre ».
Cette exigence s’explique facilement en regardant le passé de la franchise. Dix-sept titres NBA, une succession de dynasties et une liste interminable de légendes ont élevé le standard à un niveau presque inaccessible ailleurs. Dans cet environnement, une simple place solide au classement ne suffit pas à susciter l’enthousiasme collectif.
Perkins n’a toutefois pas limité son analyse au public. Il a également souligné le travail de JJ Redick, qui commence à donner une identité plus cohérente à cette équipe. Les Lakers ont récemment enchaîné deux succès importants, dont une victoire convaincante face aux Bulls, illustrant une montée en régime progressive.
Comme l’a résumé Kendrick Perkins, cette exigence permanente est à double tranchant. Elle peut sembler dure, voire injuste, mais elle est indissociable de l’ADN des Lakers. Pour ce public, seule la bannière compte, et tout le reste n’est qu’un moyen d’y parvenir.
