Par Rédaction | Sport
Luka Dončić continue d’empiler les performances de très haut niveau et d’alimenter les débats les plus flatteurs. À Chicago, face aux Bulls, le Slovène a encore livré un récital offensif et créatif qui a marqué bien au-delà de la simple feuille de statistiques. Son impact sur le jeu, son calme et sa lecture ont une nouvelle fois sauté aux yeux. Jusqu’à provoquer une comparaison lourde de sens, en direct à la télévision.
Dans une rencontre disputée lors d’une longue tournée à l’extérieur, la franchise de Los Angeles s’en est encore remise à son leader. Privé d’Austin Reaves, blessé, Luka Dončić a assumé toutes les responsabilités offensives, dictant le tempo et trouvant des solutions face à chaque ajustement défensif. Sa capacité à contrôler le rythme du match a étouffé Chicago, incapable de contenir sa créativité.
Tout au long de la rencontre, Dončić a multiplié les passes aveugles, les lectures précoces et les tirs difficiles pris avec une sérénité déconcertante. Une action, en particulier, a fait réagir les commentateurs : une passe sans regarder pour Jared Vanderbilt conclue par un dunk, symbole parfait de sa vision et de son audace. Même les équipes de diffusion adverses ont été contraintes de s’incliner devant l’évidence.
Un profil rare qui dépasse les époques
C’est sur l’antenne locale des Bulls que la comparaison a pris une autre dimension. Stacey King, ancien joueur emblématique de Chicago, n’a pas mâché ses mots pour décrire ce qu’il voyait sur le parquet. « Tout le monde cherche le prochain Michael Jordan. Mais ça, c’est Larry Bird. C’est une réincarnation. Les passes qu’il réalise, c’est du Larry Bird, version Pistol Pete », a-t-il lancé, visiblement admiratif devant la prestation du Slovène.
Sur le plan statistique, la soirée de Dončić a été à la hauteur des superlatifs. Il a terminé avec 46 points à 15 sur 25 au tir, dont 8 sur 14 à trois points, tout en ajoutant plusieurs rebonds et passes décisives en près de 40 minutes de jeu. Une nouvelle performance proche du triple-double, confirmant une tendance lourde sur cette tournée : Luka domine dans toutes les catégories majeures.
Sur l’ensemble de la saison, ses moyennes donnent le vertige et rappellent celles des plus grandes légendes. Points, rebonds, passes, tout est au rendez-vous, avec une constance impressionnante. Cette polyvalence nourrit logiquement les parallèles avec Larry Bird, dont l’intelligence de jeu et la maîtrise du tempo faisaient la différence bien avant l’athlétisme pur.
La comparaison ne se limite d’ailleurs pas à Stacey King. Cedric Maxwell, ancien coéquipier de Bird et MVP des Finales 1981, avait déjà livré une analyse similaire il y a quelques années. « Vous pouvez me citer : c’est Larry Bird réincarné. C’est exactement comme Larry jouerait aujourd’hui. Luka est même meilleur que lui au même âge », expliquait-il, soulignant aussi l’arrogance compétitive commune aux deux joueurs.
