Le très sale moment passé par Faustine Bollaert avec Strauss-Kahn en privé : « J’ai eu peur, il…

Faustine Bollaert et Dominique Strauss-Kahn
France TV (DR) / DR

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Toujours très engagée sur les questions de respect, de sexisme et de rapports de pouvoir, Faustine Bollaert n’a jamais fait mystère de certaines expériences difficiles vécues au cours de sa carrière. Derrière son image bienveillante et rassurante à l’antenne, l’animatrice a longtemps dû composer avec un milieu où les comportements déplacés étaient trop souvent banalisés. Parmi ces souvenirs, l’un d’eux reste particulièrement marquant.

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Avant même que certaines affaires ne bouleversent l’opinion publique, Faustine Bollaert avait déjà été confrontée, en coulisses, à des attitudes qu’elle juge aujourd’hui clairement inquiétantes. Invitée début 2024 sur le plateau de Quelle Époque !, elle était revenue avec franchise sur le sexisme ordinaire qu’elle a subi pendant des années dans le monde de la télévision.

« J’ai vécu du sexisme ordinaire, quotidien, des remarques sur les décolletés, des mains déplacées, des propositions de promotion-canapé… »

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Mais au-delà de ces expériences répétées, l’animatrice a également évoqué un épisode beaucoup plus angoissant, impliquant Dominique Strauss-Kahn, à l’époque figure centrale du paysage politique et médiatique. Une scène survenue dans les loges du Studio Gabriel, et qui l’a profondément marquée.

« À un moment où Dominique Strauss-Kahn s’est montré très incisif avec moi et m’a fait peur, Michel Drucker est arrivé dans la loge, est intervenu, et heureusement qu’il est intervenu parce que je commençais vraiment à avoir peur. »

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Faustine Bollaert explique avoir immédiatement senti que la situation dépassait le simple malaise ou la lourdeur habituelle. La frontière, selon elle, était claire.

« On sent la différence entre l’insistant lourd et l’insistant prédateur. Michel a ouvert la porte, il a vu dans mes yeux que j’avais besoin d’être sortie de là. Il m’a invitée à le suivre, et j’ai été très soulagée. »

Grâce à l’intervention rapide de Michel Drucker, l’épisode s’est arrêté avant d’aller plus loin. Mais le souvenir, lui, est resté profondément ancré. En le racontant aujourd’hui, Faustine Bollaert ne cherche ni le sensationnel ni la revanche, mais à mettre des mots sur des réalités longtemps passées sous silence.

En prenant la parole avec autant de clarté, l’animatrice rappelle que derrière les parcours lisses et les sourires de façade se cachent parfois des moments de peur bien réels — et que les raconter reste une étape essentielle pour faire évoluer les mentalités.

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