Par Rédaction | Sport
Draymond Green n’a jamais été du genre à fuir les confrontations. Tout au long de sa carrière, l’ailier fort des Warriors s’est bâti une réputation de compétiteur rugueux, prêt à défendre ses coéquipiers et à répondre physiquement quand la situation l’exige. Mais aujourd’hui, c’est la manière dont la NBA gère ces situations qui l’agace profondément.
Le dernier exemple en date concerne l’altercation entre Lu Dort et Jeremiah Fears lors d’un match entre Oklahoma City et La Nouvelle-Orléans. En fin de rencontre, le défenseur du Thunder a poussé agressivement le rookie des Pelicans après le buzzer, provoquant une brève échauffourée. Les deux joueurs ont ensuite été séparés par leurs coéquipiers et les arbitres. Quelques heures plus tard, la ligue a annoncé une amende de 25 000 dollars pour chacun d’eux. Une décision qui a immédiatement fait réagir Draymond Green.
Pour le quadruple champion NBA, cette sanction est totalement injustifiée en ce qui concerne Fears. Sur son podcast, il a vivement critiqué la ligue en estimant que le jeune joueur n’avait rien fait de mal. Selon lui, le rookie s’est contenté de tenir tête à Dort après avoir été bousculé. Green estime qu’il est absurde de punir un joueur qui refuse simplement de se laisser intimider physiquement.
Un système de sanctions qui interroge
Dans son intervention, Draymond Green n’a pas hésité à employer des mots forts pour exprimer son incompréhension face à la décision de la NBA. « J’ai trouvé absolument scandaleux que Jeremiah Fears soit condamné à une amende de 25 000 dollars. Tout ce qu’il a fait, c’est tenir sa position. Je ne comprends pas comment on peut le sanctionner pour ça », a-t-il déclaré. Pour l’intérieur des Warriors, un joueur ne devrait jamais être puni simplement parce qu’il refuse de se laisser malmener sur un terrain.
Green s’est ensuite appuyé sur sa propre expérience pour illustrer son propos. Il a rappelé un incident survenu en 2017 avec Bradley Beal, au cours duquel les deux joueurs s’étaient accrochés après un contact rugueux. À l’époque, Draymond avait été sanctionné d’une lourde amende de 35 000 dollars pour avoir répondu physiquement à son adversaire. Une situation qu’il compare directement à celle vécue par Fears aujourd’hui et qui, selon lui, démontre une incohérence persistante dans la gestion des conflits par la ligue.
Au-delà du simple cas de Jeremiah Fears, Green s’inquiète surtout des conséquences à long terme pour les jeunes joueurs. Il estime que ce type de sanction peut rapidement leur coller une étiquette négative. Selon lui, lorsqu’un joueur commence à être perçu comme problématique, il est ensuite beaucoup plus surveillé par les arbitres et les instances disciplinaires. Une dynamique qui peut finir par influencer toute sa carrière.
Green a d’ailleurs tenu à adresser un conseil direct au rookie des Pelicans. Il lui a expliqué que ce genre de situation marque souvent un tournant dans la perception d’un joueur. À ses yeux, Fears doit désormais faire très attention à ne pas se construire une réputation de tête brûlée. Dans une ligue où l’image compte énormément, chaque geste est scruté et peut rapidement être interprété de manière défavorable.
