NBA – Les Lakers critiqués pour leur nouveau joueur : « J’ai demandé du boeuf wagyu, on me sert du tofu »

Luka Doncic et LeBron James pour les Lakers
Los Angeles Lakers (DR)

Par Rédaction | Sport

Gilbert Arenas n’a jamais eu la langue dans sa poche, et l’ancienne star NBA l’a encore prouvé après le dernier mouvement des Lakers. L’arrivée de Luke Kennard, spécialiste du tir extérieur, n’a pas vraiment impressionné l’analyste. Beaucoup espéraient un renfort plus clinquant pour épauler Luka Doncic et LeBron James. Au lieu de cela, Rob Pelinka a opté pour un joueur de rotation, ce qui a déclenché une nouvelle salve de critiques.

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À l’approche de la date limite des transferts, une partie des fans des Lakers rêvait d’un coup d’éclat. La franchise californienne affichait des lacunes évidentes en défense et au tir à trois points, et l’effectif semblait incomplet pour prétendre au titre. Finalement, le seul ajustement majeur a été l’échange de Gabe Vincent et d’un second tour de draft 2032 contre Luke Kennard en provenance des Hawks. Un mouvement jugé modeste par rapport aux attentes élevées qui entourent toujours Los Angeles.

Gilbert Arenas n’a pas caché sa déception. L’ancien meneur a rappelé que les Angelinos avaient habitué le public à des acquisitions beaucoup plus prestigieuses. Selon lui, l’histoire récente de l’équipe crée une attente naturelle autour de grands noms. Il a comparé ce transfert à une forme de déclassement par rapport aux standards habituels de l’organisation. Pour Arenas, ce type d’arrivée ne correspond pas au standing d’une équipe qui se veut toujours en quête du sommet.

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Une image des Lakers en perte de prestige

« Quand on parle de transferts, on a récupéré LeBron, puis Anthony Davis, puis Luka. J’étais au restaurant en pensant que j’allais avoir du bœuf wagyu, et on me sert du tofu. Et je suis censé être content ? » Une façon imagée d’exprimer son impression que les Lakers se sont contentés du minimum alors que leurs besoins exigeaient davantage. Cette comparaison résume bien le sentiment de frustration d’une partie des observateurs.



Au-delà du simple cas Kennard, Arenas estime que la valeur symbolique du maillot des Lakers s’est affaiblie ces dernières années. Il rappelle que, pendant des décennies, porter le Pourpre et Or représentait un privilège réservé à l’élite de la ligue. Aujourd’hui, selon lui, cette aura s’est diluée avec l’arrivée de joueurs de second plan. « Ils laissent n’importe qui porter le maillot des Lakers. Ces dix dernières années, trop de joueurs ont eu leur nom dans le dos. Avant, ce maillot voulait dire quelque chose. Maintenant, ils le distribuent comme si c’était un maillot des Clippers », a-t-il lâché avec ironie.

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Pourtant, Kennard possède de vraies qualités, notamment une adresse exceptionnelle derrière l’arc. Il tourne cette saison à près de 50 % à trois points et affiche un profil de shooteur fiable, ce qui correspond à un besoin réel de l’effectif. Mais Arenas refuse de s’emballer pour autant. Il estime que ces statistiques sont trompeuses au regard du faible volume de tirs tentés par l’arrière. À ses yeux, l’impact réel du joueur reste trop limité pour changer le visage des Lakers.

L’analyste a d’ailleurs balayé l’argument de la fameuse saison en 50-40-90 réalisée par Kennard. « Ça veut dire quelque chose seulement si tu marques assez de points. Si tu tournes à 5 ou 8 points par match et que tu prends deux tirs, ça ne compte pas. Sors-moi ça d’ici », a-t-il lancé sans détour. Une déclaration qui reflète sa vision : un joueur complémentaire ne peut pas être présenté comme un renfort majeur dans une équipe aux ambitions de titre.

Conférence Ouest Los Angeles Lakers NBA 24/24