Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La date limite des transferts n’a pas vraiment fait rêver du côté de Los Angeles. Alors que beaucoup espéraient voir les Lakers renforcer sérieusement leur effectif autour de Luka Doncic et LeBron James, la franchise s’est contentée d’un seul mouvement. Un échange mineur, jugé très discret, qui n’a pas convaincu tout le monde. Et surtout pas Gilbert Arenas, jamais avare de critiques tranchantes.
Depuis des décennies, les Lakers ont bâti leur réputation sur leur capacité à attirer les plus grandes stars. Mais cette fois, malgré un effectif clairement déséquilibré et des besoins évidents, Los Angeles a choisi une voie bien plus prudente. Le seul ajustement réalisé a été l’arrivée de Luke Kennard en échange de Gabe Vincent, un mouvement qui n’a pas vraiment modifié la physionomie de l’équipe.
Aux yeux de nombreux observateurs, ce transfert ressemble davantage à un simple ajustement marginal qu’à un véritable renfort. Les Lakers manquent toujours de défense, d’athlétisme et de profondeur. Leur rotation reste très dépendante de leurs trois principaux joueurs : Doncic, James et Austin Reaves. Derrière eux, peu d’éléments capables de faire la différence de manière constante. Pourtant, la direction a préféré miser sur la continuité plutôt que de tenter un pari plus ambitieux avant la clôture du marché.
Un jugement sans appel de la part d’Arenas
C’est à partir de ce constat que Gilbert Arenas a livré son analyse, particulièrement sévère. L’ancien All-Star ne comprend pas du tout la logique des dirigeants californiens et estime que ce mouvement ne change strictement rien au niveau réel de l’équipe. « Je leur mets un F parce qu’ils ont échangé un joueur de niveau F contre un autre joueur de niveau F. Et c’est comme ça que ça marche. F égale F. On ne peut pas avoir un A juste parce qu’on a fait un échange à ce poste », a-t-il lancé sans détour.
Pour Arenas, le problème est simple : Kennard n’apporte rien de fondamentalement différent par rapport à Vincent. « Est-ce qu’on est devenu plus athlétique ? Non. Plus rapide ? Non. Plus grand ? Non. On a juste récupéré un meilleur pourcentage au tir chez un joueur qui va rester dans le coin à attendre le ballon », a-t-il poursuivi. Une critique qui vise directement le profil du shooteur, perçu comme trop limité pour réellement transformer le collectif.
Selon lui, les Lakers avaient besoin de bien plus qu’un simple spécialiste du tir extérieur. « Je n’ai pas besoin de plus de joueurs qui restent plantés dans un coin. Ça ne fonctionne pas. Les équipes qui gagnent attaquent, mettent de la pression, jouent avec agressivité », a insisté Arenas. Une vision qui souligne le manque de dynamisme et d’impact physique de l’effectif actuel.
Malgré un bilan honorable de 32 victoires pour 19 défaites, la formation de JJ Redick reste fragile. Sa défense figure parmi les plus faibles de la ligue et son jeu collectif repose énormément sur l’inspiration de ses stars. Sans véritables renforts majeurs, beaucoup doutent de leur capacité à rivaliser avec les meilleures équipes en playoffs.
