Par Rédaction | Sport
La situation de JJ Redick sur le banc des Lakers commence déjà à susciter des interrogations. Malgré un bon début de saison, l’irrégularité récente relance les doutes autour du projet. Robert Horry pense que les résultats en playoffs décideront directement de son avenir. À Los Angeles, l’objectif reste toujours le titre.
Après un départ prometteur, l’équipe a montré des failles défensives et une difficulté à rivaliser avec les meilleurs prétendants. Ce contraste a replacé la pression sur l’encadrement technique. Dans cette organisation, la patience est rarement longue, surtout quand les attentes sont élevées. L’histoire récente a déjà montré que le poste d’entraîneur sert souvent de point de bascule.
Horry estime que Redick doit imposer davantage d’autorité pour contrôler ses stars. « Il faut quelqu’un qui soit un mentor, pas un ami », explique-t-il, jugeant qu’un groupe ambitieux a besoin d’un cadre strict. Selon lui, certaines libertés accordées aux leaders offensifs nuisent à la cohérence collective.
Une marge d’erreur presque inexistante
L’ancien champion lie directement l’avenir du coach aux résultats de fin de saison. « À moins qu’il fasse quelque chose d’exceptionnel et atteigne la finale de conférence Ouest, c’est la seule façon pour moi qu’il reste », affirme-t-il. Pour lui, un simple parcours correct ne suffira pas dans ce contexte. Il ajoute aussi que l’encadrement doit savoir recadrer les comportements individuels. « Certains joueurs ont tendance à faire ce qu’ils veulent, et tu ne peux pas juste faire ce que tu veux », insiste Horry, soulignant la nécessité d’une discipline forte pour viser le titre.
La franchise possède d’ailleurs un historique révélateur. Plusieurs entraîneurs récents ont été critiqués puis remplacés lorsque les ambitions n’étaient pas atteintes. À Los Angeles, le projet sportif évolue vite et les responsabilités sont clairement identifiées. Un autre résultat que la victoire finale fragilisera forcément le coach.
Dans ce cadre, Redick doit trouver un équilibre entre relation de confiance et exigence compétitive. Sa capacité à obtenir un engagement défensif constant pourrait devenir le critère principal d’évaluation. Plus que le bilan brut, c’est la crédibilité face aux contenders qui comptera.
La deuxième partie de saison devient donc déterminante. Un parcours profond en playoffs renforcerait son statut immédiatement, tandis qu’un échec l’exposerait fortement. À Los Angeles, le temps d’apprentissage existe rarement pour un entraîneur.
