Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
La large victoire des Lakers contre Dallas a remis l’équipe sous les projecteurs. LeBron James a signé un triple-double autoritaire, contrôlant le rythme du match du début à la fin. Pourtant, malgré l’enthousiasme suscité par la performance, certains observateurs restent prudents. Brian Windhorst a tenu à refroidir les attentes autour d’un éventuel titre.
La saison de Los Angeles reste solide au classement malgré de nombreuses absences importantes. Luka Doncic, Austin Reaves et LeBron James ont tous manqué du temps, sans faire basculer l’équipe hors du top de conférence. Cette stabilité explique l’optimisme grandissant chez les supporters. Mais pour Windhorst, elle reflète surtout une équipe disciplinée plutôt qu’une domination réelle sur les favoris.
L’analyste a rappelé ce contexte avant d’élargir son raisonnement. « Ils sont cinquièmes à l’Ouest, c’est remarquable vu le nombre de matchs manqués par leurs stars… ils sont largement au-dessus des 50 % de victoires ». Selon lui, la saison doit être appréciée pour ce qu’elle représente déjà, sans projeter automatiquement une finale.
Une hiérarchie encore nette
Windhorst a ensuite livré son analyse globale en un seul message. « C’est un effectif limité… les fans devraient simplement profiter de la saison. Vous n’allez probablement pas en Finales cette année. Si vous êtes plus en santé que l’adversaire et que vous avez le bon matchup, vous pouvez faire un parcours ». Pour lui, la différence avec les meilleures équipes se situe dans la profondeur et la constance sur quatre séries de playoffs.
Il insiste sur l’écart entre compétitivité et statut de favori. Les Lakers peuvent rivaliser sur un match ou une courte série, mais la répétition des confrontations élite reste une autre exigence. L’équipe vit surtout de l’expérience et de la gestion du tempo plutôt que d’une supériorité structurelle.
Le triple-double de LeBron James illustre justement cette réalité collective. À 41 ans, il demeure le moteur principal de l’attaque et conditionne directement la fluidité offensive. Cette dépendance permet de gagner régulièrement mais réduit la marge lors des longues séries. Elle explique pourquoi les performances impressionnent sans totalement convaincre les analystes.
Le message final de Windhorst se veut surtout préventif. Apprécier le niveau actuel sans transformer chaque victoire en promesse de titre évite les déceptions. L’équipe progresse mais n’a pas encore changé de catégorie dans la hiérarchie NBA. Cette nuance résume la perception réelle autour des Lakers aujourd’hui.
