Par Rédaction | Sport
La question de la retraite de LeBron James commence à s’imposer dans toute la ligue. À mesure que les saisons passent, les jeunes stars se projettent dans une NBA sans lui. Victor Wembanyama a été interrogé sur ce moment inévitable. Sa réponse s’est voulue simple mais révélatrice.
Depuis son arrivée, Wembanyama appartient déjà à la génération appelée à succéder aux icônes des années 2000 et 2010. Pourtant, même pour un joueur de 21 ans, imaginer une ligue sans James reste difficile. Le Français a grandi en observant son influence sur le jeu, les médias et la culture basket. La transition entre les deux époques sera donc autant symbolique que sportive. Elle marquera la fin d’une présence continue pendant plus de deux décennies.
Interrogé directement sur sa réaction émotionnelle, l’intérieur des Spurs n’a pas cherché à dramatiser. « Non, je ne verserai pas de larmes. Mais clairement, ce sera très étrange, c’est sûr ». Derrière cette sobriété se cache une reconnaissance implicite de l’impact du vétéran sur toute une génération. Pour beaucoup de joueurs actuels, James n’est pas seulement un adversaire mais un repère permanent depuis l’enfance. Son absence changera la perception même du paysage NBA.
L’aveu de Wembanyama sur LeBron James
Cette vision contraste avec celle d’autres jeunes stars comme Anthony Edwards, qui admet pouvoir être plus touché émotionnellement. La différence d’approche montre surtout la diversité des rapports à une légende encore active. Certains parlent d’idole, d’autres d’habitude presque quotidienne tant sa présence a toujours semblé normale. Mais tous reconnaissent que la ligue devra redéfinir ses repères une fois la page tournée. L’impact dépassera largement les simples statistiques.
À 41 ans et dans sa 23e saison, James incarne encore un pont entre plusieurs générations. Il a affronté des joueurs aujourd’hui retraités depuis longtemps tout en jouant contre des athlètes nés après son arrivée en NBA. Cette continuité rarissime explique pourquoi sa disparition du parquet sera perçue comme une rupture temporelle. Pour les plus jeunes, ce sera la première ligue sans la figure dominante qu’ils ont toujours connue. Et cela modifiera la manière dont ils se situent dans l’histoire du jeu.
Pour Wembanyama, la réaction ne sera donc pas émotionnelle mais presque culturelle. Il ne parle pas de tristesse mais d’étrangeté, comme si un élément permanent disparaissait soudainement du décor. La fin de carrière de James sera très intéressante à suivre quoi qu’il arrive, lui qui rêve de conclure en beauté avec ses Lakers… ou ailleurs.
La comparaison avec le King deviendra inévitable pour tous les joueurs dominants des prochaines années. Et c’est précisément ce qui rend l’événement aussi marquant pour la ligue entière. Wembanyama, lui, espère sans doute imiter ses exploits et plus particulièrement sa longévité. Il pourrait même lui distiller quelques conseils durant ce weekend.
