Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Le All-Star Weekend a été marqué par plusieurs discussions en dehors du terrain, notamment autour de la retraite récente de Chris Paul. Le meneur a mis fin à sa carrière après plus de vingt ans en NBA, mais sans tournée d’adieux ni hommage majeur. Une sortie discrète qui a surpris de nombreux joueurs. Donovan Mitchell n’a pas caché son incompréhension face à cette situation.
Pour beaucoup, Chris Paul méritait une célébration à la hauteur de son influence sur la ligue. Son dernier passage, entre signature, transfert puis coupure rapide, a donné l’impression d’une fin abrupte. L’image contraste fortement avec son statut historique et son rôle auprès de plusieurs générations de joueurs. Mitchell estime que la ligue a manqué un moment important.
Le joueur de Cleveland s’est montré très direct. « Voir sa carrière se terminer comme ça, je trouve que c’est n’importe quoi », a-t-il déclaré avant d’ajouter « Je ne serais pas dans la ligue sans Chris Paul… quand j’avais peur de savoir quoi faire, il m’a guidé sans rien y gagner ». Pour lui, l’impact humain du meneur dépasse largement ses statistiques.
Un héritage bien au-delà des parquets
Paul n’était pas seulement un meneur All-Star, mais aussi un mentor reconnu dans toute la NBA. De nombreux jeunes joueurs racontent avoir reçu conseils et soutien à des moments décisifs de leur carrière. Cette réputation explique pourquoi son départ a provoqué autant de réactions dans les vestiaires. Son influence se ressent encore aujourd’hui dans plusieurs équipes.
Mitchell a insisté sur cet aspect. « Il a fait énormément pour moi, mais aussi pour le basket », a-t-il expliqué, rappelant que l’ancien président de l’association des joueurs a aussi œuvré pour les conditions de travail et les droits des athlètes. Cette dimension institutionnelle renforce encore le respect autour de sa carrière.
Sur le terrain, son palmarès parle de lui-même avec des sélections All-NBA, des médailles olympiques et une place parmi les meilleurs passeurs de l’histoire. Pourtant, ce n’est pas ce que Mitchell retient en premier. Pour lui, l’important reste l’influence quotidienne et la transmission d’expérience aux plus jeunes. C’est ce qui rend la fin silencieuse encore plus frustrante.
L’absence d’hommage collectif a donné l’impression d’une occasion manquée pour la ligue. Un All-Star Weekend aurait pu servir de moment symbolique pour saluer un joueur ayant marqué plusieurs époques. Beaucoup imaginaient une célébration comparable à celles offertes à d’autres légendes récentes. Rien de tout cela ne s’est produit.
