En pleine tourmente, les langues se délient sur Jack Lang (86 ans) : « Sa femme m’a avoué que…

Jack Lang
BFM TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Depuis plusieurs semaines, Jack Lang se retrouve au cœur d’une tempête médiatique sans précédent. L’ancien ministre de la Culture, dont le nom apparaît à de très nombreuses reprises dans les documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, a multiplié les prises de parole pour se défendre. Mais malgré ses dénégations, les révélations continuent de s’accumuler — cette fois venues de personnes qui l’ont longtemps côtoyé.

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L’affaire Epstein ? Oui, mais pas que. Selon des informations rapportées par Le Parisien, Jack Lang et sa fille Caroline Lang font l’objet d’une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », liée à une société cofondée aux îles Vierges américaines. À cela s’ajoutent des accusations portant sur des repas impayés ou facturés à tarifs préférentiels, notamment à Blois, ville dont il fut maire.

Plusieurs commerçants affirment avoir subi des pressions, certains évoquant même la menace de contrôles fiscaux en cas de refus. Dans ce contexte, d’anciens collaborateurs ont décidé de sortir du silence. Une ex-collaboratrice, restée anonyme, décrit une relation professionnelle marquée par une grande pingrerie :

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« Même un café ou un taxi, si j’étais à ses côtés, c’était toujours moi qui payais. Il me rémunérait au lance-pierre. Je suis fière de son œuvre, je ne la renie pas, mais ce que je découvre aujourd’hui me dégoûte. »

Un autre proche, qui l’a connu dans les années 1980, va plus loin encore et évoque un système bien rodé autour de l’homme politique :

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« Pourquoi il est riche ? Parce qu’il n’a jamais dépensé un sou de sa vie. Un jour, sa femme Monique m’a avoué que, pour leur Festival de théâtre de Nancy, ils recevaient une subvention suffisante mais criaient toujours qu’ils n’avaient pas assez, afin d’obtenir plus et de mettre de côté pour préparer ses campagnes. »

Ces témoignages font écho à des critiques bien plus anciennes. Avant sa disparition, Line Renaud avait déjà raconté une expérience très négative avec Jack Lang, lors d’un gala du Sidaction qu’elle organisait. Dans son livre Merci la vie, elle relatait son étonnement face à son comportement : alors que tous les invités avaient payé leurs places — y compris Jacques Chirac sur ses fonds personnels — Jack Lang aurait réclamé des invitations… pour finalement ne jamais se présenter.

Autant de récits concordants qui, sans préjuger des conclusions judiciaires à venir, dressent le portrait d’un homme dont l’image publique d’intellectuel flamboyant contraste aujourd’hui violemment avec les pratiques décrites par ses anciens proches. Une période sombre pour celui qui fut aussi président de l’Institut du monde arabe, et dont l’héritage culturel se retrouve désormais éclipsé par les controverses. L’intouchable n’est plus, et c’est tant mieux ainsi.

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