Par Rédaction | Sport
Le temps passe pour tout le monde, même pour LeBron James. Pourtant, saison après saison, il continue d’afficher un niveau qui défie la logique. À plus de vingt ans de carrière, il reste un joueur majeur de la ligue. Cette longévité relance naturellement la question de sa sortie. Et certains commencent à vouloir la contrôler avant qu’elle ne se décide seule.
Beaucoup de légendes ont terminé sur une pente descendante difficile à regarder. La dernière année de Dirk Nowitzki, Paul Pierce ou celle de Kevin Garnett ont marqué les esprits, non pas pour leurs exploits, mais pour l’écart avec leur grandeur passée. La ligue devient impitoyable dès que le corps ralentit. Les jeunes joueurs n’hésitent plus à attaquer les anciens pour affirmer leur place. C’est précisément ce que certains veulent éviter à James.
Jeff Teague fait partie de ceux qui pensent qu’il vaut mieux partir trop tôt que trop tard. « Tout le monde est parti triste. Il doit prendre sa retraite l’an prochain. Je ne veux pas que tout le monde le voie comme KG », explique-t-il. « Quand je jouais Garnett à Brooklyn je passais devant lui en pick-and-roll. Je ne veux jamais voir ça avec LeBron. Même Jordan on l’attaquait, on le défiait. Il doit partir pendant qu’il tourne encore à 24 points. » Son idée repose sur la mémoire que laissera la dernière image.
Partir au sommet ou risquer l’érosion
LeBron reste pourtant extrêmement productif pour son âge. Il tourne encore autour des vingt points par match et influence toujours le jeu dans tous les secteurs. Peu de joueurs dans l’histoire ont maintenu ce niveau aussi longtemps. Cette situation complique la décision puisqu’il n’existe pas de chute évidente. Continuer semble donc naturel pour lui.
Mais l’héritage dépasse parfois la performance immédiate. La perception publique évolue très vite quand un champion décline. Quelques mois difficiles peuvent altérer le souvenir dominant d’une carrière entière. C’est cette mémoire collective que Teague veut protéger. Selon lui, l’image finale compte presque autant que les titres.
LeBron devra donc choisir entre passion et narration historique. Tant qu’il se sent capable de rivaliser, arrêter volontairement demande un vrai sacrifice. Peu d’athlètes acceptent d’abandonner avant que le corps l’impose. La décision appartiendra uniquement au joueur.
Une chose reste certaine, sa sortie deviendra un événement mondial. Quelle que soit la date, elle redéfinira immédiatement sa place dans les débats historiques. Et chaque saison supplémentaire rendra ce moment encore plus délicat.
