Par Rédaction | Sport
Les Pistons ont dominé les Knicks à trois reprises cette saison, avec des écarts parfois impressionnants. Detroit a imposé son rythme, sa profondeur et son énergie, laissant New York sans réponse, même lors d’un large succès 118-80 début février. Pourtant, pour Paul Pierce, ces démonstrations de saison régulière ne garantissent absolument rien si les deux équipes se retrouvent en séries éliminatoires.
Sur le papier, Detroit impressionne. L’équipe caracole en tête de la conférence et affiche une confiance grandissante, portée par sa jeunesse et son intensité défensive. Mais l’ancien ailier des Celtics estime que les playoffs racontent une toute autre histoire, où l’expérience et la gestion émotionnelle prennent le dessus sur l’élan du moment.
Invité dans l’émission “No Fouls Given”, Pierce a été catégorique : « Je ne suis toujours pas convaincu que Detroit puisse battre les Knicks dans une série de playoffs ». Il a poursuivi : « Quand les lumières deviennent plus fortes, tu oublies certaines choses. Tu laisses des trucs à la maison ». Pour lui, la pression d’une série au meilleur des sept matchs transforme complètement le contexte.
L’expérience comme arme secrète
Pierce, qui a disputé 30 séries de playoffs en 19 saisons, sait de quoi il parle. Il rappelle que les jeunes équipes talentueuses doivent souvent encaisser des revers avant de franchir un cap. L’environnement des playoffs, entre l’attention médiatique et l’intensité du public, peut déstabiliser même les joueurs les plus prometteurs.
Il a d’ailleurs détaillé ce phénomène : « Tu peux être submergé quand tu es jeune. Tu arrives, tu vois Spike Lee et toutes ces stars au premier rang. Tu peux être impressionné. Je te le dis, quand tu es jeune, tu peux avoir les yeux grands ouverts ». Selon lui, ce type de pression ne s’apprend qu’avec le temps et les échecs.
L’histoire récente lui donne en partie raison. Le Thunder ont dû accumuler les désillusions avant de franchir un palier, tout comme les Celtics de Jayson Tatum et Jaylen Brown avant leur titre. Même la dynastie des Warriors a traversé des revers douloureux avant de triompher.
Les Pistons possèdent aujourd’hui l’élan et la confiance, mais Pierce insiste : le talent brut ne suffit pas lors des playoffs, où l’atmosphère change radicalement. Battre New York en février ne garantit rien en mai. Si la série a lieu, l’expérience des Knicks pourrait peser lourd, car sous les projecteurs, tout devient différent.
