Par Rédaction | Sport
Luka Doncic est l’un des talents offensifs les plus brillants de sa génération. Sa vision du jeu, son contrôle du rythme et sa capacité à marquer dans toutes les positions en font une superstar incontestable. Pourtant, un aspect de son comportement continue de diviser observateurs et anciens joueurs. Ses échanges constants avec les arbitres alimentent régulièrement le débat.
Lors de la lourde défaite des Lakers face aux Celtics, la scène s’est répétée. Même après avoir inscrit un tir primé, Doncic a prolongé la discussion avec le corps arbitral pendant que le jeu repartait de l’autre côté. Ce type de séquence agace certains analystes, qui estiment que cela nuit à son impact global. Max Kellerman n’a pas mâché ses mots.
Invité du podcast “Game Over”, il a ironisé sans détour. « Vous savez à quoi ressemblera la statue de Luka s’il en a une un jour devant la Crypto ? Elle sera comme ça », a-t-il lancé en mimant un joueur les bras écartés face aux arbitres. Puis il a enchaîné : « Ce sera la statue de Luka, comme ça, les bras ouverts. Parce qu’à chaque possession, il se plaint. À chaque possession. Même quand il met le tir. Non, tu n’auras pas le and-one. Ce n’est pas possible que les arbitres se trompent sur chaque action contre Luka ».
Une énergie mal investie selon ses détracteurs
Plusieurs anciens joueurs estiment que cette attitude détourne l’attention de l’essentiel. Derek Fisher, quintuple champion avec les Lakers, a lui aussi évoqué le sujet. Selon lui, le temps passé à discuter avec les officiels est du temps perdu sur le repli défensif. Il l’a résumé clairement : « Combien de fois parle-t-il aux arbitres ? Combien de fois son énergie est-elle complètement concentrée sur la prochaine possession défensive ? Il n’y a pas de temps pour parler aux arbitres ».
Ce comportement contraste avec l’immense talent du Slovène. Capable d’enchaîner les performances à 30 ou 40 points, il fait déjà partie des meilleurs créateurs offensifs de la ligue. Mais certains estiment que ces discussions répétées donnent une image négative et peuvent influencer l’élan d’un match. À haut niveau, chaque détail compte.
Il faut aussi reconnaître que de nombreuses stars cherchent à obtenir des coups de sifflet favorables. La frontière entre compétitivité et frustration visible est parfois mince. Doncic joue avec passion et intensité, ce qui peut expliquer ces réactions. La question est de savoir si cette énergie pourrait être mieux canalisée.
Pour atteindre un nouveau palier collectif, il devra peut-être ajuster certains comportements. Le talent ne fait aucun doute, mais la perception publique et l’impact global comptent aussi. S’il parvient à transformer cette frustration en concentration pure, son influence pourrait devenir encore plus redoutable.
