Par Rédaction | Sport
L’arrivée de James Harden à Cleveland a surpris une grande partie de la ligue. En sacrifiant Darius Garland, plus jeune et encore en développement, les Cavaliers ont envoyé un message clair : l’objectif est immédiat. Quelques semaines après le transfert, l’équipe enchaîne les victoires et s’installe au cœur de la course à l’Est.
Depuis l’intégration de Harden, Cleveland a affiché un tout autre visage offensif. L’alternance entre Donovan Mitchell et le meneur barbu permet de maintenir un créateur d’élite sur le parquet en permanence. Le jeu semble plus fluide, les intérieurs sont davantage servis près du cercle et les shooteurs bénéficient d’espaces plus propres.
Bill Simmons s’est montré particulièrement enthousiaste à ce sujet. « Ils ont toujours quelqu’un de très fort avec le ballon pendant 48 minutes. Mitchell sort, et c’est : ‘Harden reste et dirige l’attaque.’ » Il a poursuivi : « Les alley-oops sont revenus. Jarrett Allen, Evan Mobley… ça a ouvert le jeu. À tout le respect pour Detroit, mais le plafond de Cleveland est le plus élevé à l’Est, je pense. »
Un pari ambitieux… et risqué
L’impact statistique est réel. Le rythme offensif a grimpé, l’efficacité au tir près du cercle a progressé et le volume de lancers francs a augmenté. Harden attire les aides, manipule les défenses et redonne aux pivots des situations qu’ils n’avaient plus aussi régulièrement. Sur le papier, l’équilibre semble plus dangereux qu’auparavant.
Mais l’histoire d’Harden en playoffs reste un sujet délicat. Ses précédentes équipes ont souvent brillé en saison régulière avant de connaître des passages à vide au printemps. Cleveland le sait : ce transfert ne sera jugé qu’à l’aune des résultats en séries. En échangeant Garland, la franchise a raccourci son horizon. Il ne s’agit plus de construire patiemment, mais de capitaliser immédiatement sur le prime de Mitchell et la complémentarité des intérieurs.
Le message est clair : la fenêtre est ouverte maintenant. Le potentiel offensif des Cavaliers intrigue, surtout face à des rivaux comme Boston ou Detroit. La question demeure cependant celle de la constance sous pression, quand chaque possession compte et que les défenses s’ajustent.
Si Harden parvient à transposer son influence actuelle en séries éliminatoires, Cleveland pourrait effectivement devenir la référence de la conférence. Dans le cas contraire, ce pari audacieux sera réévalué sévèrement. Pour l’instant, l’optimisme domine, mais le verdict final se jouera au printemps.
