Par Rédaction | Sport
La course au MVP semblait promise à un duel entre Nikola Jokic et Shai Gilgeous-Alexander. Pourtant, au fil des semaines, un autre nom s’est imposé au sommet du classement collectif. Cade Cunningham mène aujourd’hui l’une des meilleures équipes de la ligue, mais son nom reste étonnamment discret dans les débats.
Detroit a profité des blessures et des passages à vide de ses rivaux pour s’installer en tête de la conférence Est. Pendant que Denver reculait au classement et qu’OKC traversait une séquence plus irrégulière, Cunningham a maintenu un niveau constant, assumant pleinement son statut de leader offensif et créatif.
Chandler Parsons s’est étonné de ce manque de reconnaissance. « On sait que SGA et Jokic sont considérés comme les meilleurs joueurs de la ligue, on l’a en tête », a-t-il expliqué. « Mais si on regarde le bilan, son équipe est plus dominante dans sa conférence. Il est plus régulier, il est plus souvent sur le terrain, il n’y a pas de trou dans son jeu. Pourquoi est-ce qu’on ne le regarde pas vraiment ? »
Le meilleur joueur de la meilleure équipe ?
Les chiffres appuient cette interrogation. Cunningham tourne autour des 26 points et près de 10 passes de moyenne, tout en contribuant au rebond et en défense. Il cumule déjà de nombreux double-doubles, se place parmi les meilleurs passeurs de la ligue et contrôle le tempo avec une maturité rare pour son âge.
Certes, Jokic et Gilgeous-Alexander affichent des statistiques avancées impressionnantes et restent des références individuelles. Mais la valeur d’un MVP ne repose-t-elle pas aussi sur l’impact collectif ? Detroit n’était pas annoncé en tête de la ligue en début de saison, et cette ascension renforce encore le poids de la candidature de son meneur.
D’autres noms circulent également, de Jaylen Brown à Victor Wembanyama, sans oublier Luka Doncic. La densité du plateau explique en partie pourquoi Cunningham n’est pas unanimement cité. Pourtant, être le moteur de l’équipe numéro un devrait peser lourd dans la balance.
Le débat reste ouvert. Mais ignorer le meilleur joueur de la meilleure équipe serait une erreur d’analyse. Si Detroit conserve sa place au sommet, il deviendra de plus en plus difficile de laisser Cade Cunningham en dehors des conversations sérieuses pour le trophée de MVP.
