8 ans après sa mort, Laura Smet cash sur la règle imposée par Johnny Hallyday hors-caméras : « Il obligeait les gens à…

Johnny Hallyday et Laura Smet
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Laura Smet a grandi sous le regard d’une légende, mais sans jamais se contenter d’un héritage imposé. Actrice et réalisatrice, elle a progressivement trouvé sa propre voix, tout en assumant le poids d’un nom exceptionnel. Lorsqu’elle évoque son père, son discours reste intime et précis, loin des clichés médiatiques. Certaines règles imposées en privé en disent long sur l’homme derrière l’icône.

Publicité

Fille de Johnny Hallyday, Laura Smet a souvent décrit une enfance marquée par une figure paternelle exigeante mais structurante. Derrière l’image publique du rockeur se cachait un père attaché à des principes simples et directs, qui régissaient autant la vie familiale que les rapports humains.

Une éducation fondée sur la volonté, le travail et un respect franc, sans artifices. Dans une interview accordée à Madame Figaro, Laura Smet avait révélé cette facette intime de Johnny Hallyday, en reliant son expérience familiale à son propre travail artistique :

Publicité

“L’histoire d’un de mes films est très autobiographique : un de mes personnages vouvoie sa mère, comme Louis-Do le fait dans sa vie, ce qui me fascine, car c’est à l’opposé de mon éducation : mon père obligeait tout le monde à le tutoyer !”

Cette règle, loin d’être anodine, illustre une conception très directe des rapports humains, appliquée par Johnny Hallyday sans distinction. Mais Laura Smet avait également souligné ce que son père lui avait transmis sur le plan moral et personnel, au-delà des simples règles de vie :

Publicité

“Mon père m’a appris à écouter mon instinct. Il m’a transmis la notion du bien et du mal…, la foi. Il avait une spiritualité très portée vers la nature. Et puis, il m’a donné la valeur du travail. Il avait besoin de cadre parce qu’il n’en avait jamais eu : il n’y a pas eu de parents, d’école. Il pouvait être extrêmement dur avec lui-même, toujours en train de faire du sport, des régimes alimentaires pour donner le maximum à son public, qu’il a aimé et qui l’a aimé tellement. Tellement… Il a donné sa vie pour son public.

Et moi, ce qu’il m’a toujours dit, c’est : « Ta vie, tu peux en faire ce que tu veux. Mais c’est à toi de le faire. À personne d’autre. » Voilà. Mon père m’a appris la volonté. Il n’y a rien sans ça. Je porte toujours la bague qu’il m’a offerte – elle me donne de la force.”

À travers ces confidences, Laura Smet brosse le portrait d’un homme parfois dur, souvent exigeant, mais profondément guidé par le sens de l’effort et de la transmission. Un héritage immatériel, plus précieux qu’un nom ou qu’une carrière, qu’elle continue aujourd’hui de faire vivre à sa manière.

Pop culture