Par Rédaction | Sport
Au début de la saison, peu d’observateurs misaient sur Boston. Entre les départs de vétérans clés et l’absence prolongée de Jayson Tatum, certains imaginaient même un repli stratégique vers la reconstruction. Pourtant, les Celtics occupent aujourd’hui les sommets de la conférence Est, portés par un leader que Kendrick Perkins n’hésite plus à placer au centre du débat MVP.
Jaylen Brown a pris les commandes dans un contexte incertain. Entouré d’un groupe plus jeune et moins expérimenté, il affiche des statistiques en hausse tout en assumant les responsabilités des deux côtés du terrain. Au-delà des chiffres, c’est surtout son influence sur la dynamique collective qui intrigue les observateurs.
Perkins, lui, ne tourne pas autour du pot. « D’abord, au début de la saison, on pensait que les Celtics allaient tanker », a-t-il lancé. Il a poursuivi : « Il y avait des questions sur le fait de se séparer de Jaylen Brown parce que Jayson Tatum était absent. Jaylen Brown est le meilleur joueur two-way du basket. Aucun autre joueur ne fait ce qu’il fait. Il est top 5 au scoring, top 5 en défense et au pourcentage adverse. »
Un leadership qui change la narration
L’ancien intérieur insiste sur le contexte. « Le fait qu’ils soient deuxièmes de la conférence et considérés comme de vrais prétendants au titre… et la façon dont il a embarqué tout le monde, ils lui font confiance. » Pour Perkins, la valeur d’un MVP ne se limite pas aux points inscrits, mais à la capacité d’élever un collectif au-delà des attentes initiales.
Boston affiche aujourd’hui l’une des meilleures attaques de la ligue tout en restant solide défensivement. Plusieurs joueurs tournent à des niveaux inédits dans leur carrière, signe que le vestiaire adhère au projet. Cette progression renforce l’argument narratif autour de Brown.
Perkins a même établi un parallèle avec la saison MVP de Russell Westbrook en 2017, lorsque beaucoup prédisaient un effondrement du Thunder après le départ de Kevin Durant. Selon lui, Brown évolue dans une dynamique similaire : transformer le doute ambiant en moteur collectif.
Bien sûr, la concurrence reste féroce. Luka Doncic, Nikola Jokic ou Shai Gilgeous-Alexander dominent statistiquement. Mais l’histoire d’une saison pèse souvent autant que les moyennes individuelles. Et dans cette histoire, Boston déjoue les pronostics. Si les Celtics continuent sur cette lancée, la candidature de Brown gagnera en crédibilité.
