Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Nikola Jokic continue de dominer la NBA, mais une inquiétude commence à émerger du côté de Denver. Malgré ses performances historiques, la manière dont les défenses s’adaptent à lui pose désormais question en interne.
Sur le terrain, Nikola Jokic reste quasiment inarrêtable. Il enchaîne les matchs à très haut niveau, flirtant avec des moyennes en triple-double tout en portant son équipe dans une conférence toujours aussi compétitive. Même face à des prises à deux ou des schémas agressifs, il trouve des solutions, preuve de son intelligence de jeu exceptionnelle.
Mais cette domination a aussi un prix, et il devient de plus en plus visible au fil des matchs. Plus Jokic impose son rythme et contrôle le jeu, plus les défenses adverses cherchent à le ralentir par un engagement physique constant, parfois à la limite. Et c’est précisément cette évolution, de plus en plus marquée ces dernières semaines, qui commence sérieusement à interpeller les Nuggets à l’approche des playoffs.
Une défense de plus en plus rugueuse
Selon certaines informations, Denver surveille de près la manière dont Jokic est ciblé. Au point où cela devient source d’inquiétudes. « J’entends que les Nuggets sont un peu inquiets de la façon dont il est défendu récemment », explique Marc J. Spears, avant de détailler des stratégies de plus en plus physiques pour le contenir.
Il décrit notamment une pression constante loin du panier : « Les équipes le défendent à plus de cinq mètres du cercle, s’appuient sur ses jambes, le prennent devant, mettent les bras autour de lui… mais il trouve quand même le moyen de performer ». Une approche qui vise clairement à l’user sur la durée.
Cette situation est d’autant plus surveillée que Jokic revient d’une blessure notable au genou, la plus sérieuse de sa carrière. Dans une saison déjà marquée par plusieurs absences dans l’effectif, Denver veut éviter toute rechute à un moment clé de l’année.
Malgré cela, le Serbe continue d’afficher des statistiques exceptionnelles et maintient son équipe dans la course. Mais à l’approche des playoffs, la question devient claire : jusqu’où pourra-t-il encaisser ce traitement physique sans que cela n’impacte son niveau ou sa disponibilité ?
