Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama s’impose aujourd’hui comme un candidat sérieux au MVP, et ses performances ne passent plus inaperçues. Mais au-delà des statistiques, c’est aussi son impact global, notamment défensif, qui alimente de plus en plus les débats autour de sa place dans la hiérarchie NBA.
Portés par une saison solide, les Spurs se sont installés parmi les meilleures équipes de l’Ouest. Victor Wembanyama en est le moteur, dominant des deux côtés du terrain avec une régularité impressionnante. Sa capacité à protéger le cercle tout en pesant offensivement change complètement la structure de son équipe.
Avec plus de 24 points, 11 rebonds et plus de 3 contres de moyenne, le Français s’affirme comme l’un des profils les plus complets de la ligue. Son influence dépasse les chiffres, notamment dans une défense collective qui figure parmi les plus efficaces, preuve de son rôle central dans l’équilibre global de San Antonio.
Draymond Green défend Wembanyama et dénonce un oubli majeur
Après une victoire contre Brooklyn, Draymond Green n’a pas caché son ressenti face au discours de Wembanyama sur le MVP. « J’ai détesté ça… et j’ai absolument adoré », lance-t-il, avant d’expliquer : « Wemby a dit : ‘La défense, c’est 50% du jeu’, et c’était comme si personne ne le savait. Personne ne s’était rendu compte que la moitié du jeu se passe de ce côté du terrain ? »
Pour Green, le problème va bien au-delà d’un simple débat individuel. « Tout le monde dit qu’il a marqué un bon point… sérieusement ? », ironise-t-il, frustré de voir cette évidence redécouverte seulement maintenant. Il insiste : « C’est une accusation contre le basketball. On critique Luka quand il ne défend pas assez, mais on a un gars qui défend des équipes entières et personne ne le prend en compte. »
Le vétéran va même plus loin en soulignant l’importance de la prise de parole. « Avec ces trophées, si tu ne parles pas, les gens ne voient pas », explique-t-il, avant d’ajouter : « N’agissons pas comme si tout le monde pouvait simplement comprendre ce qui se passe. Si tu ne le dis pas, ça ne marche pas. »
Dans cette logique, Green salue clairement l’attitude du Français. « Je tire mon chapeau à Wemby d’avoir été capable de dire : ‘Voilà pourquoi’ », affirme-t-il. Puis il conclut sans détour : « Ne pas éviter la question, ne pas penser qu’ils vont comprendre tout seuls. Non, ils ne comprendront pas. Si tu ne les aides pas à voir… ils ne verront pas. »
