Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Figure clivante de la vie politique française, Gérald Darmanin ne laisse personne indifférent. Désormais installé place Vendôme, l’ancien ministre de l’Intérieur continue de susciter autant de soutiens que de critiques. Dans les coulisses du pouvoir, certains commentaires vont même plus loin, prenant la forme de surnoms acérés. L’un d’eux, en particulier, en dit long sur la perception de ses ambitions.
Acteur majeur du macronisme depuis plusieurs années, Gérald Darmanin s’est imposé comme une figure incontournable de l’exécutif. Ancien maire de Tourcoing, plusieurs fois ministre sous Emmanuel Macron, il a connu une ascension rapide qui n’a pas manqué de susciter tensions et rivalités, y compris dans son propre camp. Une trajectoire fulgurante, souvent scrutée et commentée en interne.
À l’été 2023, dans un contexte politique tendu après la réforme des retraites et les émeutes urbaines, son nom circule avec insistance pour succéder à Élisabeth Borne à Matignon. Selon des informations relayées par L’Express, il apparaît même comme un favori un temps. Un proche de l’exécutif confiait alors :
« Le Président a laissé croire à Gérald que ça allait le faire. »
Mais le chef de l’État décide finalement de maintenir Élisabeth Borne à son poste. Une décision vécue comme un revers pour Gérald Darmanin, et qui relance, en coulisses, les commentaires ironiques à son égard.
Reprenant une information du Parisien, le site Femme Actuelle révèle alors l’un des surnoms les plus cinglants qui lui sont attribués dans la sphère politique :
« On l’appelle notamment “Iznogoud”, du nom de ce personnage de bande dessinée, créé par René Goscinny et Jean Tabary, et qui souhaite devenir un “calife à la place du calife”. »
Une référence lourde de sens, tant le personnage d’Iznogoud incarne l’ambition dévorante. Le clin d’œil ne s’arrête pas là : le jeu de mots avec “he’s no good” (“il n’est pas bon”) renforce encore la dimension moqueuse de ce sobriquet.
Ce n’est d’ailleurs pas le seul surnom qui circule à son sujet. Comme l’évoquait Challenges, Gérald Darmanin a aussi été appelé “Darminet”, en référence à son aisance relationnelle, ou encore “Darmalin”, pour souligner son sens stratégique et sa capacité à manœuvrer en politique.
Malgré ces piques, l’ancien proche de Nicolas Sarkozy poursuit son ascension sans ralentir. Travailleur acharné, omniprésent sur le terrain, il ne cache pas ses ambitions à long terme. Déjà en 2023, il glissait en privé une phrase révélatrice :
« 2027, c’est demain. »
Aujourd’hui encore, Gérald Darmanin reste solidement installé au cœur du pouvoir. Les surnoms, aussi mordants soient-ils, ne semblent pas freiner sa trajectoire. Une constante dans son parcours : avancer, coûte que coûte, vers les sommets de l’État.
