Par Rédaction | Sport
Anthony Davis n’a jamais caché l’importance de son titre avec les Lakers en 2020. Pourtant, plusieurs années après, l’intérieur américain garde un sentiment particulier vis-à-vis de ce sacre, marqué par des conditions uniques liées à la pandémie et à la fameuse bulle NBA.
À l’époque, tout semblait parfaitement aligné pour Los Angeles. L’équipe dominait la conférence Ouest et affichait une vraie maîtrise collective avant l’arrêt brutal de la saison. Puis est venue cette reprise hors normes, dans un environnement totalement isolé, sans public ni repères habituels, ce qui a profondément changé la manière de vivre la compétition.
Malgré ces circonstances, le parcours jusqu’au titre reste, pour Davis, une immense fierté. Il rappelle d’ailleurs que l’objectif était clair dès son arrivée : « Je voulais jouer pour un titre… je suis arrivé à Los Angeles et c’était de loin la meilleure équipe dans laquelle j’avais joué ». Une mission accomplie dès la première saison, au terme d’un run maîtrisé.
Un titre à part dans sa carrière
Sur le moment, l’émotion était totale. « Je suis assis dans un coin, en train de pleurer… je me dis que c’est réel, que je suis vraiment champion NBA », se souvient-il. Entouré de sa famille, célébrant dans le vestiaire, tout semblait correspondre à l’accomplissement ultime d’une carrière longtemps en quête de reconnaissance.
Mais avec le recul, un manque persiste. « On savait qu’on n’aurait pas de parade… et c’est la chose qui m’a le plus manqué ». L’absence de célébration avec les fans, de cette communion dans les rues, a laissé un vide difficile à combler, même avec un trophée et une bague en main. Ce sentiment va encore plus loin aujourd’hui. « Parfois, je me demande : est-ce que j’ai vraiment gagné un titre ? », admet-il, partagé entre la fierté et une forme d’inachevé.
C’est justement ce manque qui alimente désormais sa motivation. « Je veux rejouer ces matchs à l’extérieur, ressentir la pression, gagner dans des salles hostiles », explique-t-il. L’envie de revivre un parcours classique, avec ses hauts, ses tensions et ses ambiances électriques, est devenue un objectif personnel fort.
Au fond, Davis ne renie rien de ce titre, bien au contraire. « Je suis champion, c’est sûr », insiste-t-il, tout en reconnaissant qu’il lui manque cette dimension émotionnelle et populaire. Une quête presque intime désormais : gagner encore, mais cette fois dans des conditions normales, pour ressentir pleinement ce que signifie être au sommet.
