Par Rédaction | Sport
La règle des 65 matchs continue d’alimenter les débats en NBA, surtout lorsqu’elle impacte directement la course aux récompenses individuelles. Avec les cas récents de Luka Doncic et Cade Cunningham, la ligue a dû s’adapter, relançant les discussions autour d’un système jugé encore imparfait.
Mise en place pour limiter le load management, cette règle impose aux joueurs de disputer au moins 65 matchs pour être éligibles aux distinctions majeures. Une intention claire, mais qui se heurte à la réalité des blessures. Les situations de Luka Doncic et Cade Cunningham, tous deux arrêtés en pleine saison malgré des performances de très haut niveau, ont illustré les limites du dispositif.
Grâce à une procédure exceptionnelle, les deux joueurs ont finalement été autorisés à rester éligibles. Une décision qui a globalement été bien accueillie, notamment par Kenny Smith, qui suit ces questions depuis des décennies. Pour lui, cette ouverture est logique, mais elle doit s’inscrire dans un cadre plus structuré et surtout mieux défini.
Une règle à ajuster selon les cas
Smith soutient le principe du seuil, qu’il juge nécessaire pour préserver la valeur des récompenses individuelles. « Je pense que c’est une bonne chose que les grands joueurs puissent rester éligibles aux grandes récompenses. À tout moment, il y a du positif là-dedans. Je pense aussi qu’il faut un seuil, et que 65 matchs, c’est un seuil réaliste », explique-t-il, en validant l’idée de base portée par la ligue.
Mais là où il insiste vraiment, c’est sur la gestion des exceptions. « Tu devrais pouvoir faire appel si tu es à un ou deux matchs du seuil », affirme-t-il, en évoquant directement des cas comme ceux de Doncic et Cunningham. Une manière de permettre un peu de souplesse sans remettre en cause l’ensemble du système.
En revanche, il trace une ligne claire à ne pas franchir. « Mais si tu descends à 55 matchs, je ne pense pas que 55 matchs, peu importe ton niveau, tu n’as pas eu l’impact sur la saison qu’un autre joueur a eu », ajoute-t-il. Pour Smith, la régularité reste un élément fondamental pour juger une saison complète.
Le cas d’Anthony Edwards vient justement rappeler la difficulté de cet équilibre. Malgré une saison solide, il a été exclu des récompenses pour quelques matchs manquants. Une situation qui montre que la NBA devra encore ajuster son système pour concilier justice sportive et exigences collectives sur toute une saison.
