Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Draymond Green n’a jamais été du genre à chercher la validation extérieure, mais cette fois, les mots venaient d’un adversaire bien particulier. Et ils ont touché juste, révélant une facette plus rare du leader des Warriors.
Face aux Suns, la saison des Warriors s’est arrêtée brutalement, mais quelques jours plus tôt, une autre bataille avait marqué les esprits. Opposés à Los Angeles en play-in, Stephen Curry avait brillé offensivement, tandis que Draymond Green livrait une prestation défensive de très haut niveau face à Kawhi Leonard, rappelant à tous pourquoi il reste une référence dans ce domaine.
Ce duel n’était pas anodin, car Leonard fait partie des joueurs les plus difficiles à contenir dans la ligue. Pourtant, Green a su compliquer chacune de ses possessions, limitant son impact sans jamais prétendre l’éteindre totalement. Dans un match tendu, ses interceptions dans les moments décisifs ont pesé lourd, illustrant parfaitement son intelligence de jeu et son sens du timing.
Une reconnaissance qui a une vraie valeur
Ce qui a suivi a pourtant encore plus marqué Green que sa propre performance. Entendre Kawhi Leonard le qualifier de défenseur digne du Hall of Fame a résonné différemment. « Pour lui de dire ça, ça représente énormément. C’est l’un des plus grands défenseurs de tous les temps qui dit que je suis un défenseur du Hall of Fame », a-t-il confié, visiblement touché par cette reconnaissance rare.
Habitué à parler sans filtre, Green a pourtant montré une certaine retenue lorsqu’il évoque Leonard. « Je ne respecte pas tout le monde en NBA. Tout le monde ne mérite pas le respect », explique-t-il, avant d’ajouter plus loin « Kawhi est un gars pour qui j’ai le plus grand respect. Je ne lui parle même pas trash parce que j’ai trop de respect pour lui ». Un contraste fort avec son attitude habituelle.
Sur le terrain, cette admiration ne l’empêche pas de rester lucide sur la réalité du défi. « Tu ne peux pas stopper complètement les grands joueurs. Tu essaies juste de rendre les choses difficiles », rappelle-t-il, fidèle à sa vision du basket. Une philosophie qu’il applique depuis des années face aux meilleurs attaquants de la ligue.
Green insiste sur ce que Leonard lui apporte. « Quand je joue contre des joueurs de ce calibre, ça m’oblige à être à mon meilleur niveau, à progresser », confie-t-il. Une rivalité respectueuse, presque formatrice, qui résume parfaitement l’état d’esprit d’un joueur toujours motivé par la compétition au plus haut niveau.
