NBA – « Un peu une injustice » : Rudy Gobert a du mal à digérer le DPOY

Rudy Gobert avec son nouveau look
Minnesota Timberwolves

Par Rédaction | Sport

Rudy Gobert ne fuit jamais les débats, surtout lorsqu’il s’agit de défense. Après l’annonce des résultats, le pivot français a tenu à clarifier sa position, avec un discours mesuré mais ferme sur la perception de son impact réel.

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Habitué à être reconnu comme une référence défensive, Rudy Gobert a pourtant terminé derrière plusieurs joueurs dans les votes récents pour le DPOY, décerné à Victor Wembanyama. Une hiérarchie qui a surpris, tant son influence sur le terrain reste évidente, notamment dans sa capacité à transformer une défense entière par sa seule présence.

Dans une ligue où les statistiques collectives prennent de plus en plus de place dans l’analyse, certains profils peuvent être mis en avant par le succès global de leur équipe. Mais cette lecture ne reflète pas toujours l’impact individuel pur, surtout pour un joueur dont le rôle principal est d’organiser, corriger et élever le niveau défensif de tout un groupe.

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Une vision claire de l’impact défensif

Gobert ne conteste pas la première place de Wembanyama, mais il nuance le reste du classement avec un argument précis auprès de L’Equipe. « Victor mérite son titre, aucun doute. Mais derrière lui, j’estime que c’est un peu une injustice, oui. Je n’ai rien contre Ausar ou Chet, qui sont d’excellents défenseurs. Mais la question que je pose, c’est : est-ce qu’ils pourraient prendre une équipe qui est en bas en défense et la rendre top 5 quand ils sont sur le terrain ? », explique-t-il.



Une réflexion qui met en avant une distinction importante entre performance individuelle et contexte collectif. Pour Gobert, l’évaluation ne doit pas se limiter au classement défensif global d’une équipe, mais intégrer la capacité d’un joueur à changer profondément son fonctionnement.

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Ce point de vue relance un débat bien connu en NBA : comment mesurer l’impact défensif de manière juste. Contrairement à l’attaque, les contributions défensives sont souvent moins visibles et plus dépendantes du collectif, ce qui rend leur évaluation plus complexe et parfois sujette à interprétation.

En posant cette question, Gobert défend une vision exigeante de son rôle. Il ne s’agit pas seulement de bien défendre individuellement, mais d’élever tous ses coéquipiers. Une responsabilité qu’il revendique pleinement, et qui, selon lui, devrait peser davantage dans ce type de distinctions individuelles.

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