Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Toujours franc, David Douillet est bien connu pour ses prises de paroles remarquées. Ce fut notamment le cas sur un sujet qui touche directement le quotidien des Français : leur rapport au sport et à l’effort. Invité sur les ondes de RMC il y a quelques mois, l’ancien champion olympique n’a pas mâché ses mots, livrant une analyse aussi directe que clivante.
Figure majeure du judo français, double champion olympique et ancien ministre des Sports sous Nicolas Sarkozy, David Douillet s’est forgé une réputation de personnalité franche et sans filtre. Habitué des débats publics, il n’hésite jamais à défendre des positions tranchées, notamment lorsqu’il est question de responsabilité individuelle.
Lors de son passage dans l’émission d’Estelle Denis sur RMC en 2024, il avait ainsi abordé la question sensible du financement de la pratique sportive, dans un échange où la notion d’effort personnel s’est rapidement imposée comme centrale. Au cœur de la discussion, une interrogation : faut-il encourager la pratique sportive par un soutien financier de l’État ? Un sujet qui divise, et qui a poussé l’ancien judoka à entrer dans le débat :
« La sécurité sociale doit-elle rembourser nos séances de sport ? Et est-ce que la sécu devrait pouvoir aider les Français, en tout cas financièrement, à faire du sport pour ceux qui ne se lancent pas ? Parce qu’évidemment, aller faire un footing dans la forêt, ça ne coûte pas très cher, mais tout le monde n’a pas une forêt à côté. Et puis il y a certains clubs qui coûtent cher. Vous voulez faire du tennis ? Ça coûte cher, par exemple.
L’État ne peut pas tout faire à un moment donné. Je pense que le souci, c’est que les Français, et j’en suis un, on trouve toujours une excuse ! Moi, le premier, je vais me trouver une excuse hein pour pas faire de sport. ‘Oh ben il pleut. Oh ben tiens, mes affaires ne sont pas lavées’, ou ‘Oh ben j’ai autre chose à faire’. On trouve toujours une excuse.
Le plus dur, c’est d’enfiler le short. Donc de dire que le sport coûte trop cher, qu’il faudrait des aides, etc, c’est du blabla. Parce que faire des pompes, des abdos, faire de la marche, aller courir, ça ne coûte pas cher »
À travers ces propos, David Douillet met en lumière une vision exigeante de la discipline personnelle, où l’initiative individuelle prime sur l’intervention publique. Une position qui n’a pas manqué pas de susciter le débat, tant elle questionne les habitudes et les attentes d’une partie de la population.
