Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web
Plus de huit ans après la disparition de Johnny Hallyday, Laura Smet continue d’évoquer avec émotion l’homme derrière l’icône. Fille du rockeur légendaire, elle garde le souvenir d’un père exigeant, profondément attaché à certaines valeurs… et à quelques règles très claires dans la vie de tous les jours, dont une qui aurait de quoi étonner à première vue !
Icône absolue de la chanson française, Johnny Hallyday a marqué autant par sa carrière monumentale que par sa personnalité hors norme. Mais dans l’intimité, le “Taulier” fonctionnait selon des règles bien précises, que Laura Smet n’a jamais oubliées. L’actrice a souvent expliqué avoir grandi auprès d’un père à la fois protecteur, rigoureux et profondément attaché à une forme de sincérité dans les rapports humains. Une manière d’être qui se retrouvait jusque dans les détails du quotidien.
Au fil des années, Laura Smet a d’ailleurs pris soin de raconter cette éducation singulière, façonnée par un homme qui avait lui-même grandi sans véritable cadre. L’ancienne compagne de Raphaël Lancrey-Javal a ainsi souvent insisté sur la discipline personnelle de Johnny Hallyday, mais aussi sur son besoin de proximité avec les autres. Une proximité qui passait notamment par une règle étonnante imposée à tous ceux qui l’approchaient.
Dans un entretien accordé à Madame Figaro, la réalisatrice s’était ainsi confiée sur cette habitude très particulière instaurée par son père, visiblement soucieux de rester accessible à tous malgré son statut de superstar :
“L’histoire d’un de mes films est très autobiographique : un de mes personnages vouvoie sa mère, comme Louis-Do le fait dans sa vie, ce qui me fascine, car c’est à l’opposé de mon éducation : mon père obligeait tout le monde à le tutoyer !”
Une phrase qui résume à elle seule la vision très directe qu’avait Johnny Hallyday des relations humaines. Malgré son statut de star monumentale, l’interprète de “Que je t’aime” refusait visiblement toute distance artificielle avec son entourage. Pour Laura Smet, cette manière d’effacer les barrières sociales faisait totalement partie de son identité profonde.
Toujours dans les colonnes de Madame Figaro, la fille du chanteur avait également détaillé l’héritage moral laissé par son père. Bien au-delà de la musique ou de la notoriété, c’est surtout une philosophie de vie que le rockeur lui aurait transmise :
“Mon père m’a appris à écouter mon instinct. Il m’a transmis la notion du bien et du mal…, la foi. Il avait une spiritualité très portée vers la nature. Et puis, il m’a donné la valeur du travail. Il avait besoin de cadre parce qu’il n’en avait jamais eu : il n’y a pas eu de parents, d’école. Il pouvait être extrêmement dur avec lui-même, toujours en train de faire du sport, des régimes alimentaires pour donner le maximum à son public, qu’il a aimé et qui l’a aimé tellement. Tellement… Il a donné sa vie pour son public.
Et moi, ce qu’il m’a toujours dit, c’est : « Ta vie, tu peux en faire ce que tu veux. Mais c’est à toi de le faire. À personne d’autre. » Voilà. Mon père m’a appris la volonté. Il n’y a rien sans ça. Je porte toujours la bague qu’il m’a offerte – elle me donne de la force.”
À travers ces confidences, Laura Smet dessine le portrait d’un homme exigeant, parfois rude, mais profondément animé par le goût de l’effort et de la transmission. Huit ans après la disparition de Johnny Hallyday, ses principes continuent manifestement d’accompagner sa fille au quotidien, bien au-delà du simple poids d’un nom devenu mythique.
