Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Victor Wembanyama continue de fasciner la NBA. Cette fois, c’est Pat Beverley qui s’est emballé devant l’impact du Français, au point de déjà le considérer comme le meilleur joueur de la ligue malgré son très jeune âge.
Depuis son arrivée dans la ligue, Victor Wembanyama a déjà changé beaucoup de certitudes autour du poste de pivot. Les grands capables de tirer, dribbler ou créer existent depuis plusieurs années, mais le Français pousse encore plus loin cette évolution. Sa taille, sa mobilité et son aisance balle en main donnent parfois l’impression de voir un joueur créé pour une autre époque.
Pat Beverley suit encore attentivement la NBA malgré sa fin de carrière en Europe, et l’ancien meneur n’a pas hésité à placer Wembanyama tout en haut de la hiérarchie actuelle. Pour lui, aucun autre joueur ne possède aujourd’hui un mélange aussi unique de domination physique, de technique et d’impact global sur un parquet.
Pat Beverley voit Victor Wembanyama comme le joueur le plus unique de toute la NBA
« Je vais le dire directement, et chacun le prendra comme il veut : Victor Wembanyama est le meilleur joueur NBA. Sans aucun doute. Je n’ai jamais vu quelqu’un contrer un tir, partir en contre-attaque, dunker, prendre le rebond, servir le meneur, puis ressortir d’un écran loin du panier… un pivot de 2m29 qui sort d’un flare screen pour tirer un trois points du logo, plein filet. » Beverley estime surtout que personne n’a réellement le profil pour défendre sur lui aujourd’hui.
L’ancien joueur des Clippers a surtout insisté sur les actions complètement inhabituelles que le Français enchaîne déjà à seulement 22 ans. Beverley décrit un joueur impossible à comparer au reste de la ligue, capable d’enchaîner des séquences qu’aucun autre intérieur ne peut produire aujourd’hui sur un terrain NBA.
« Tu ne peux pas mettre un meneur sur lui parce qu’il est trop petit. Tu ne peux pas mettre un arrière sur lui parce qu’il est trop petit. Tu ne peux pas mettre un ailier sur lui parce qu’il est trop petit. Tu ne peux pas mettre un intérieur sur lui parce qu’il est trop petit aussi. Et si un joueur fait sa taille, alors il est trop lent. Je n’ai jamais vu un prospect pareil de toute ma vie. C’est un vrai extraterrestre. »
Beverley considère même que la défense reste encore la plus grande force du Français malgré ses qualités offensives déjà impressionnantes. « On ne parle même pas de ce qu’il fait défensivement avec presque quatre contres de moyenne. Vous savez à quel point c’est difficile ? Le joueur derrière lui tourne autour de 1,6 ou 1,7 contre. C’est comme avoir trois pivots défensifs élite réunis en un seul joueur. » De quoi rendre la suite encore plus inquiétante pour le reste de la ligue.
