Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Les Spurs sont de retour au sommet de la NBA et cette ascension continue de susciter des réactions à travers la ligue. Entre admiration et frustration, le parcours de San Antonio ne laisse visiblement personne indifférent.
San Antonio dispute les Finales NBA après avoir éliminé Oklahoma City au terme d’une série particulièrement intense. Cette nouvelle génération menée par Victor Wembanyama impressionne déjà de nombreux observateurs et nourrit les discussions sur l’avenir de la conférence Ouest pour les années à venir.
Le retour rapide des Spurs parmi les meilleures équipes de la ligue ravive également un vieux débat. Depuis plusieurs décennies, la franchise texane a bâti son histoire autour de joueurs générationnels comme David Robinson, Tim Duncan puis Victor Wembanyama, tous sélectionnés avec le premier choix de la Draft.
Le succès des Spurs continue d’agacer certaines franchises
Dans un entretien accordé à The Ringer, un dirigeant d’une équipe de playoffs de la conférence Est a reconnu que cette réussite était parfois difficile à accepter pour les concurrents de San Antonio. « L’idée que tout le monde va simplement accepter ça est folle. Tous ceux qui occupent ces postes sont compétitifs. Une équipe comme San Antonio, qui a eu la chance d’obtenir plusieurs talents générationnels grâce à la loterie, les gens le prennent personnellement et ont envie de battre ces gars-là. Ils ne vont pas rester là à encaisser pendant les dix prochaines années. »
Cette frustration est compréhensible lorsqu’on observe le parcours des Spurs. Peu de franchises peuvent se vanter d’avoir récupéré trois intérieurs capables de transformer instantanément leur destinée sur une période aussi longue. Pour beaucoup, cette succession de coups du sort favorables reste difficile à ignorer.
Pourtant, réduire la réussite de San Antonio à la seule loterie serait particulièrement simpliste. L’organisation a également bâti sa réputation sur sa capacité à dénicher des talents loin des premiers choix de Draft et à les développer dans un environnement particulièrement stable.
L’histoire de la franchise regorge d’exemples. Manu Ginobili, Tony Parker ou encore Kawhi Leonard n’étaient pas des premiers choix évidents lorsqu’ils ont été sélectionnés. Plus récemment, Stephon Castle et Dylan Harper sont venus renforcer un noyau déjà prometteur. Une preuve supplémentaire que le succès des Spurs repose autant sur leur travail de recrutement que sur leur chance lors des loteries.
