Philippe Chevallier sans langue de bois sur sa retraite : « C’est indécent de le dire, mais en France…

Philippe Chevallier
Jérôme de Verdière (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

À l’heure où la question des retraites occupe régulièrement le débat public, les personnalités qui acceptent de dévoiler leur situation financière restent rares. Philippe Chevallier, lui, n’a pas choisi la langue de bois. À 69 ans, l’humoriste a accepté de parler ouvertement de ses revenus actuels et de la manière dont il a dû adapter son mode de vie depuis la fin de ses grands succès sur scène.

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Figure populaire de l’humour français, Philippe Chevallier a marqué plusieurs générations aux côtés de Régis Laspalès. Pendant des décennies, le célèbre duo a enchaîné les spectacles à succès, les émissions de télévision et les tournées à travers toute la France. Mais depuis l’arrêt de leurs représentations communes il y a quelques années, le comédien a dû composer avec une nouvelle réalité financière, bien différente de celle qu’il a connue au sommet de sa carrière.

Malgré un parcours particulièrement fructueux, l’ancien complice de Régis Laspalès explique aujourd’hui avoir réduit certaines dépenses afin de s’adapter à des revenus moins élevés qu’auparavant. Une situation qu’il évoque avec franchise, sans pour autant se plaindre.

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Invité de Jordan de Luxe en 2023, Philippe Chevallier s’était ainsi confié sur sa retraite et sur le poids de la fiscalité en France :

« Comme nos spectacles se sont arrêtés il y a quatre ans, il a fallu réduire la voilure parce qu’il ne faut pas oublier que nos impôts… C’est indécent de dire ça mais quand on gagne 10.000 euros aujourd’hui en France, il vous reste que 5.000 euros. Il reste une petite moitié. La retraite ? J’ai une petite retraite que je touche depuis le 1er avril. Je touche dans les 2.500-3.000 euros »

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Des déclarations qui avaient rapidement fait réagir, tant la somme évoquée peut sembler importante pour certains Français. Conscient du caractère sensible du sujet, l’humoriste assumait néanmoins de décrire sa situation telle qu’elle est, tout en rappelant que son niveau de vie n’avait plus grand-chose à voir avec celui de ses années les plus prospères.

Au cours de cet entretien, Philippe Chevallier est également revenu sur l’une des opérations les plus lucratives de sa carrière. Une période dont il garde un souvenir marquant, même si les questions d’argent n’étaient pas forcément un sujet que son partenaire appréciait aborder publiquement. Au sujet de la célèbre campagne publicitaire réalisée pour la Matmut, il racontait :

« Quand on avait fait la pub pour la Matmut, j’avais touché 250.000 euros mais j’avais des scrupules à parler de ça parce que Laspalès ne voulait pas parler de ça. On a gagné beaucoup d’argent et on a payé beaucoup d’impôts… Mais ça s’est arrêté, on a réduit la voilure. Heureusement, j’ai une femme qui n’aime pas les bijoux, mais elle aime les vêtements et aller au restaurant. Elle me coûte un petit peu cher (rires) Et puis je paie un emprunt qui me coûte à peu près mon loyer. »

Fidèle à son tempérament, le comédien évoque ces questions avec humour tout en dressant le portrait d’un quotidien désormais plus raisonnable. Une transition qu’il semble vivre avec philosophie, loin de toute nostalgie excessive.

À travers ces confidences, Philippe Chevallier rappelle que même les artistes ayant connu un immense succès doivent parfois ajuster leur train de vie lorsque les années passent. Entre une retraite qu’il assume sans détour et les souvenirs d’une carrière particulièrement florissante, l’humoriste livre le regard lucide d’un homme qui continue d’aborder les réalités du quotidien avec le même franc-parler qui a fait sa réputation.

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