Jean Reno se lâche sur la France actuelle : « Comme beaucoup de gens de ma génération, je trouve que…

Jean Reno
France TV (DR)

Par Elsa Girard-Basset | Journaliste web

Installé depuis plusieurs années à New York, Jean Reno ne cache plus son attachement à sa vie américaine. Loin de la France, l’acteur s’est construit un quotidien qui lui ressemble, au point de porter désormais un regard très critique sur son pays d’origine. Dans une interview, il a expliqué sans détour pourquoi il ne se reconnaît plus dans la France d’aujourd’hui.

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Après une brillante carrière entre le cinéma français et Hollywood, Jean Reno a choisi de poser définitivement ses valises à New York. C’est dans la métropole américaine qu’il vit avec son épouse Zofia et leurs deux enfants, privilégiant une vie plus discrète tout en restant proche de plusieurs amis français et américains. Un choix qui s’est imposé naturellement au fil des années. Interrogé par Paris Match, le comédien expliquait d’ailleurs les raisons de cette installation :

« Pourquoi New York ? Parce que c’est là que j’ai rencontré Zofia. Donc on est restés ici, sans se poser de questions. On a beaucoup d’amis ici. »

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À New York, Jean Reno apprécie également les nombreuses rencontres qu’il peut faire avec de grandes figures du cinéma. Parmi elles, Robert De Niro occupe une place particulière dans son entourage. L’acteur français ne cachait pas son admiration pour son voisin américain.

« Mais il y a des gens avec lesquels je m’entends bien. Des Français, comme Marc Lévy (…) et des Américains comme Robert de Niro, qui n’habite pas loin. Lui, c’est une connaissance, que je qualifierais de forte. Je dis qu’il ne faut pas rencontrer ses idoles : on est souvent déçu. Mais Robert fait partie de ces rares légendes qui gagnent à être connues, c’est quelqu’un de très profond. »

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Mais c’est surtout lorsqu’il compare les États-Unis et la France que Jean Reno se montre le plus direct. Selon lui, l’état d’esprit américain favorise davantage les initiatives et l’optimisme, là où il estime que la France est devenue plus critique.

« New York est une ville facile que je préfère à Los Angeles, où j’ai vécu six mois pendant le tournage de Godzilla. J’y ai beaucoup souffert de la solitude. En Amérique, si vous parlez d’ouvrir un magasin de bonbons, tout le monde trouvera l’idée formidable. En France, on vous regardera comme un fou. »

Son constat est encore plus sévère lorsqu’il évoque Paris, une ville dans laquelle il ne se sent désormais plus à sa place.

« La France, j’y vais quand je veux. Quant à Paris, je n’aime plus du tout. C’est devenu confus, chaotique, violent, je n’y suis plus à l’aise, et beaucoup de potes de ma génération pensent pareil. Mais le Sud, c’est formidable. Daniel Auteuil est tout près de chez moi. Didier Flamand est à Arles. »

S’il continue de revenir régulièrement en France, Jean Reno affirme avoir trouvé son équilibre entre New York et le sud du pays. Ses confidences illustrent le regard sans filtre qu’il porte aujourd’hui sur l’évolution de la société française, tout en rappelant son attachement à certaines régions qu’il continue de fréquenter avec plaisir.

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