Par Rédaction | Sport
LeBron James et les Lakers ont partagé huit saisons et remporté un titre ensemble. Pourtant, selon un célèbre analyste américain, leur séparation confirme surtout une réalité qui existait depuis le début de leur collaboration.
Depuis l’annonce du départ de LeBron James, de nombreux observateurs reviennent sur son passage à Los Angeles. Si le quadruple MVP a marqué l’histoire récente de la franchise, certains estiment que sa relation avec les Lakers n’a jamais atteint le niveau de celles entretenues par les plus grandes légendes de l’organisation.
Parmi eux, Colin Cowherd partage le constat dressé quelques jours plus tôt par Ramona Shelburne. À ses yeux, les deux parties ont avant tout entretenu une relation dictée par leurs intérêts respectifs, davantage qu’un véritable attachement mutuel. Une analyse qui, selon lui, explique la manière dont cette aventure s’est achevée.
Colin Cowherd décrit la relation entre LeBron James et les Lakers
Pour l’animateur de The Herd, le lien entre LeBron James et les Lakers n’a jamais ressemblé à celui qu’ont pu connaître Kobe Bryant ou Magic Johnson avec la franchise : « Ce n’était pas une histoire d’amour. C’était une relation transactionnelle. On n’a jamais eu le sentiment que c’était comme avec Kobe Bryant, James Worthy ou Michael Cooper. LeBron a fini par ne plus entrer dans les plans des Lakers. Ils formaient une alliance entre deux grandes puissances, pas une véritable famille. Et aujourd’hui, chacune poursuit sa route. »
Colin Cowherd estime également que les dirigeants californiens ont géré cette séparation avec intelligence. Selon lui, ils ont laissé LeBron James et son agent, Rich Paul, communiquer publiquement sur un départ présenté comme leur choix, sans chercher à alimenter la polémique.
L’animateur s’est aussi arrêté sur un autre élément rapporté par Ramona Shelburne. D’après la journaliste d’ESPN, LeBron James était prêt à consentir un effort financier, mais souhaitait savoir comment l’argent économisé serait utilisé. Pour Cowherd, la réponse des Lakers a marqué une rupture : la franchise aurait décidé de reprendre totalement le contrôle de ses décisions, sans consulter sa superstar comme cela avait pu être le cas auparavant.
Avec l’arrivée de Luka Doncic comme nouveau visage de l’équipe, Cowherd considère que les priorités des Lakers ont naturellement évolué. Selon lui, lorsque les intérêts des deux camps ont cessé de converger, cette relation essentiellement fondée sur des objectifs communs ne pouvait qu’arriver à son terme.
