Par Rédaction | Sport
Shai Gilgeous-Alexander peut entrer dans un cercle extrêmement fermé la saison prochaine. Mais après deux MVP consécutifs, Brian Windhorst estime que décrocher un troisième trophée d’affilée devient presque un défi à part entière.
Avec deux trophées de MVP remportés en 2025 et 2026, Shai Gilgeous-Alexander a désormais l’occasion de réaliser quelque chose que très peu de joueurs ont réussi dans l’histoire. Bill Russell, Wilt Chamberlain et Larry Bird sont les seuls à avoir été élus trois saisons de suite.
Pour Brian Windhorst, le problème n’est pas forcément le niveau de jeu de SGA. L’obstacle vient surtout de la manière dont les votants réagissent lorsqu’un même joueur domine trop longtemps : au moment de récompenser une troisième saison consécutive, le niveau d’exigence semble soudain grimper considérablement.
Brian Windhorst voit un obstacle historique pour Shai Gilgeous-Alexander
Windhorst insiste sur cette difficulté particulière. « Il se passe quelque chose : vous pouvez gagner deux MVP de suite, mais pour une raison quelconque, le niveau exigé pour gagner le troisième devient vraiment, vraiment très élevé. Le dernier à en avoir gagné trois de suite, c’était Bird entre 1984 et 1986. »
L’analyste rappelle que plusieurs légendes se sont arrêtées exactement à deux trophées consécutifs. « Giannis en a gagné deux de suite. Jokic aussi. Curry aussi. LeBron l’a fait deux fois, Nash, Duncan, Jordan également. Arriver au troisième, pour différentes raisons, c’est difficile à vendre. C’est difficile de convaincre les votants trois années de suite. »
Cette fatigue des votants s’est déjà retrouvée dans plusieurs grandes courses au MVP. LeBron James, Stephen Curry ou Michael Jordan ont tous connu des saisons où un troisième trophée consécutif semblait envisageable avant que le vote ne bascule finalement vers un autre candidat.
SGA devra donc probablement faire encore davantage que simplement reproduire ses deux dernières saisons. Et Windhorst voit déjà un premier signe dans les projections de présaison, où le meneur d’Oklahoma City n’apparaît que quatrième. Même au sommet de son art, l’histoire montre que défendre une troisième couronne de suite reste extrêmement compliqué.
