Par Rédaction | Sport
La NBA a rendu sa décision dans l’affaire Kawhi Leonard après une enquête d’un an sur un possible contournement du salary cap par les Clippers. La sanction est extrêmement lourde pour la franchise, mais beaucoup plus limitée pour le joueur.
Après plusieurs mois d’incertitude, l’affaire Kawhi Leonard connaît enfin son dénouement. Selon Shams Charania, la NBA a conclu son enquête visant les Clippers et a décidé de sanctionner très sévèrement l’organisation, avec notamment la perte de cinq choix de premier tour de Draft.
Steve Ballmer écope également d’une amende de 30 millions de dollars, tandis que le propriétaire des Clippers, Lawrence Frank et Gillian Zucker sont suspendus. La ligue a donc retenu l’existence d’irrégularités suffisamment importantes pour frapper directement la direction et l’avenir sportif de la franchise.
La NBA sanctionne lourdement les Clippers dans l’affaire Kawhi Leonard
La décision est toutefois beaucoup moins sévère pour Kawhi Leonard lui-même. Selon Shams, le joueur devra rembourser 700 000 dollars au titre d’avantages jugés indus accordés par les Clippers à son oncle et ancien représentant, Dennis Robertson. En revanche, Leonard n’est ni suspendu, ni privé de son contrat actuel.
C’est probablement le point le plus important pour la suite de sa carrière. Malgré l’ampleur des sanctions infligées à Los Angeles, la NBA n’a pas choisi d’annuler le contrat de Leonard ni de l’écarter des terrains. Le joueur reste donc pleinement éligible et sa situation sportive peut désormais avancer sans cette menace au-dessus de lui.
Dennis Robertson est en revanche directement touché. L’ancien représentant de Leonard, qui avait été écarté par le joueur en juin, est désormais banni par la NBA de toute activité commerciale avec la ligue. Cette décision marque une rupture nette entre les sanctions visant l’entourage du joueur et celles retenues contre Leonard lui-même.
Pour les Clippers, les conséquences sont considérables. Perdre cinq premiers tours de Draft pèsera lourd sur la construction de l’effectif pendant plusieurs années, tandis que les suspensions de dirigeants fragilisent encore davantage l’organisation. Pour Leonard, le principal soulagement est ailleurs : l’enquête est désormais tranchée, et il peut poursuivre sa carrière sans suspension ni annulation de contrat.
