Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
Robert Horry estime que le joueur le plus déterminant des Lakers la saison prochaine ne sera ni Luka Doncic ni Austin Reaves. Pour l’ancien de la maison, tout pourrait dépendre de Walker Kessler.
Walker Kessler arrive à Los Angeles avec une pression considérable après un échange particulièrement coûteux et une saison presque entièrement gâchée par une blessure à l’épaule. Les Lakers ont beaucoup investi pour faire de lui leur nouveau pivot de référence et leur principale présence défensive près du cercle.
Son profil répond pourtant à un besoin évident. Depuis le départ d’Anthony Davis, Los Angeles n’avait plus vraiment disposé d’un intérieur capable de protéger le cercle à ce niveau tout en apportant une menace extérieure. Horry voit donc dans Kessler la pièce qui peut donner une toute autre dimension au nouvel effectif.
Robert Horry voit Walker Kessler comme la clé des Lakers
Horry insiste d’abord sur ses qualités mais aussi sur le principal doute qui l’entoure. « Quand tu regardes ce que Walker Kessler apporte, il est incroyablement talentueux. On n’a pas eu de grand depuis AD capable de contrer comme ça et de s’écarter pour prendre des tirs à trois points. J’espère juste qu’il restera en bonne santé. »
L’ancien Laker s’interroge surtout sur les conséquences de sa longue absence. « Il a manqué presque toute la saison. À quel point a-t-il perdu du rythme ? Est-ce qu’il pourra enlever cette rouille et redevenir le pivot que tout le monde attend ? » Une question importante après seulement cinq matchs disputés la saison dernière avec Utah.
Le risque est d’autant plus grand que les Lakers ont payé très cher pour l’obtenir, avec un gros contrat et plusieurs futurs choix ou échanges de choix de Draft. Cette opération montre à quel point la franchise considère Kessler comme une pièce centrale du projet construit autour de Doncic.
Pour Horry, le constat est donc très clair. « Ça va être vraiment intéressant de voir ce qu’il peut faire, parce que c’est lui la clé. Pas Luka, pas AR. Lui. » Si Kessler retrouve son niveau et reste disponible, Los Angeles pourrait avoir trouvé le complément intérieur indispensable à ses deux principaux créateurs.
