Par Rédaction | Sport
Rich Paul estime que Stephen Curry mérite bien plus qu’un simple salaire pour ce qu’il a apporté aux Warriors. Selon lui, son impact sur la valeur de la franchise justifierait même un partage des profits ou des stock-options.
Depuis son arrivée à Golden State, Stephen Curry n’a pas seulement transformé les Warriors sur le terrain. Sa popularité mondiale, son style de jeu, son image et son professionnalisme ont aussi largement participé à faire de la franchise l’une des marques sportives les plus puissantes au monde.
Pour Rich Paul, cette création de valeur devrait être reconnue d’une manière différente. L’agent considère que certaines superstars ont un impact économique comparable à celui de cadres dirigeants dans de grandes entreprises et devraient donc pouvoir bénéficier d’outils financiers allant au-delà de leur simple contrat NBA.
Rich Paul veut voir Stephen Curry toucher une part de la valeur créée
Paul développe son raisonnement en prenant l’exemple du monde de l’entreprise. « Dans les sociétés du Fortune 500 ou du Fortune 100, quand tu es dirigeant à un certain niveau, tu reçois des actions qui peuvent prendre de la valeur avec le temps. Les joueurs ne peuvent pas investir dans une équipe, mais ils ont pourtant un impact direct sur l’augmentation de sa valeur. »
Selon lui, Curry appartient clairement à cette catégorie particulière. « Tous les joueurs ne sont pas égaux dans ce type de situation. Mais dans le cas de Steph, il fait clairement bouger les choses quand on parle de la valeur d’une organisation. Entre ses échauffements, ses performances, son spectacle et son professionnalisme, absolument. »
Rich Paul va même plus loin dans la comparaison. « Si on était dans l’Amérique corporate et qu’on construisait un package pour Steph Curry, il aurait son salaire, un énorme bonus, probablement une part des profits dans certains cas, et sûrement des stock-options qui deviendraient acquises avec le temps. »
Le constat s’appuie aussi sur l’explosion de la valeur des Warriors depuis le début de l’ère Curry. La franchise valait environ 450 millions de dollars lors de son rachat en 2010 et se situe aujourd’hui autour de 10 à 11 milliards. Pour Paul, une superstar qui contribue autant à une telle croissance mérite donc une reconnaissance financière qui dépasse largement son contrat de joueur.
