Par Rédaction | Sport
Charlie Villanueva en a assez de voir Rudy Gobert constamment dévalorisé à cause de ses limites offensives. L’ancien joueur NBA estime même que le Français est un meilleur attaquant que Dennis Rodman, malgré un registre très simple.
Rudy Gobert reste régulièrement critiqué pour son manque de création offensive, malgré un palmarès défensif exceptionnel. Mais pour Charlie Villanueva, cette lecture oublie une partie essentielle de son jeu : sa capacité à finir près du cercle, à poser des écrans et à rester utile dans le pick-and-roll sans monopoliser le ballon.
Dennis Rodman sert ici de point de comparaison. Lui aussi était avant tout reconnu pour son impact défensif et son travail au rebond, mais Villanueva estime que Gobert offre davantage offensivement, même sans jeu au poste développé ni tir extérieur.
Charlie Villanueva défend Rudy Gobert face à Dennis Rodman
Villanueva a réagi très vivement lorsque le débat a été lancé. « Mais ça va ? Là, tu pars complètement en vrille. Qui est le meilleur joueur offensif entre Rudy Gobert et Dennis Rodman ? Tu racontes n’importe quoi ! Il faut arrêter de manquer de respect à Rudy. Ça suffit. Il est solide. »
Son argument repose surtout sur la production régulière du Français. Gobert tourne à plus de dix points de moyenne depuis de nombreuses années, principalement grâce à ses finitions près du cercle et à son activité sans ballon. Rodman, lui, n’a dépassé cette barre qu’une seule fois sur l’ensemble de sa carrière.
Cela ne signifie pas que Gobert possède une palette offensive très riche. Il ne crée quasiment pas depuis le dribble, joue très peu en isolation et ne menace pas les défenses loin du cercle. Mais son efficacité, ses courses vers le panier et sa présence verticale lui permettent malgré tout d’avoir une vraie utilité dans une attaque structurée.
C’est précisément ce que Villanueva veut remettre au centre du débat. Gobert n’est pas un intérieur créateur, mais cela ne veut pas dire qu’il est inutile offensivement. Et face à Rodman, l’ancien joueur estime que sa capacité à convertir régulièrement les opportunités près du cercle suffit déjà à lui donner l’avantage.
