NBA – Kyrie Irving : « Ce n’est plus la NBA dont je suis tombé amoureux quand j’étais enfant »

Kyrie Irving lors du Media Day pour les Mavericks
Dallas Mavericks (DR)

Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport

La passion pour le basket reste intacte, mais celle pour la NBA beaucoup moins. Kyrie Irving estime que la ligue a profondément changé depuis ses débuts, au point d’interroger sa longévité.

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Après 16 saisons dans la ligue, Kyrie Irving commence à regarder différemment la suite de sa carrière. Le meneur de Dallas ne remet pas en question son amour du jeu, qu’il décrit comme une flamme éternelle, mais reconnaît que tout ce qui entoure désormais le basket professionnel pèse davantage dans sa réflexion.

Le calendrier, les heures d’entraînement invisibles, les obligations médiatiques, les réseaux sociaux ou encore la place grandissante des paris sportifs font partie des éléments qu’il cite. Pour Irving, évoluer en NBA ne consiste plus seulement à aimer la compétition : il faut également accepter tout un environnement qu’il apprécie beaucoup moins qu’à son arrivée.

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Kyrie Irving trouve la NBA moins humaine qu’autrefois

Irving résume ce changement avec des mots forts : « Ce n’est plus la NBA dont je suis tombé amoureux quand j’étais enfant. Le jeu a changé. C’est devenu moins humain, plus robotique. J’adore jouer, j’adore la compétition, mais est-ce que j’aime tout le cirque qui va avec ? C’est ce que je vais devoir me demander dans les prochaines années. »



Le meneur insiste notamment sur des sujets presque absents lorsqu’il est arrivé dans la ligue en 2011. Les réunions liées aux paris sportifs, l’influence permanente des réseaux sociaux ou encore les discussions autour de la santé mentale occupent désormais une place bien plus importante. Irving ne présente pas nécessairement cette évolution comme négative, mais constate qu’elle a profondément transformé son expérience.

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Cette différence explique aussi pourquoi il ne se projette pas aussi loin que certains vétérans. « Je ne me vois pas jouer en NBA à 42 ou 43 ans. J’aime voir ces gars continuer, mais maintenant que j’ai 34 ou 35 ans, grandir en tant qu’homme compte davantage pour moi que simplement continuer à grandir comme basketteur. »

Son retour après une longue absence n’a pourtant pas diminué son envie de jouer. Irving aime toujours la compétition et le basket lui-même, mais il distingue désormais clairement le sport de l’institution NBA. La durée de sa carrière dépendra donc moins de ses capacités que de son envie de continuer à accepter tout ce qui accompagne la vie d’un joueur professionnel.

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