Par Rédaction | Sport
Avec autant de talent réuni à Philadelphie, Julius Erving espère voir les 76ers éviter les fins de match sous tension. Pour lui, leur vraie force serait de dominer suffisamment tôt pour rendre les débats sur la dernière possession presque inutiles.
Julius Erving sait qu’un effectif rempli de stars ne garantit rien automatiquement. Entre LeBron James, Joel Embiid, Tyrese Maxey et Jaylen Brown, Philadelphie possède suffisamment d’options pour faire mal à n’importe quelle défense, mais devra aussi trouver une hiérarchie claire lorsque les rencontres se joueront dans les dernières secondes.
Dr. J préférerait toutefois que cette question ne se pose que rarement. Son idéal serait de voir les Sixers imposer leur supériorité bien avant les dernières possessions, avec suffisamment de marge pour éviter les débats permanents autour du joueur qui doit prendre le tir décisif.
Julius Erving veut voir les 76ers gagner largement et partager les responsabilités
Erving imagine surtout une équipe capable de régler beaucoup de matchs sans suspense : « J’espère qu’il n’y aura pas trop de situations où tout se joue sur le dernier tir. Il y en aura probablement quelques-unes, peut-être six à dix. Mais j’espère surtout beaucoup de victoires de 10, 15, 20 points ou plus, où cette question ne se pose même pas. »
L’ancienne légende de Philadelphie apprécie également le discours tenu autour du sacrifice. « J’aime ce que je les entends dire en ce moment, parce que tout le monde parle des sacrifices qu’il faudra faire », a-t-il expliqué. Pour Erving, cette capacité à accepter un rôle différent sera essentielle dans un groupe où plusieurs joueurs ont l’habitude d’être des options principales.
LeBron n’a notamment pas besoin de dominer toutes les catégories statistiques pour être décisif. Erving l’imagine plutôt comme un joueur capable d’influencer chaque secteur : « Son rôle n’est pas d’être le meilleur scoreur, le meilleur rebondeur ou forcément le meilleur passeur, mais d’avoir un impact dans tous ces domaines. Et ce qu’il apporte hors statistiques sera tout aussi précieux. »
Le parallèle avec l’équipe championne de 1983 est évident pour Dr. J, lui qui avait lui-même dû partager les responsabilités avec plusieurs stars. C’est précisément ce qu’il attend aujourd’hui de Philadelphie : moins de dépendance aux performances individuelles, davantage de complémentarité et suffisamment de maîtrise collective pour transformer un roster spectaculaire en équipe réellement dominante.

