Par Mathieu Seguin | Rédacteur sport
L’attaque du Heat cherche encore son équilibre autour de Giannis Antetokounmpo et Bam Adebayo. Pour Charles Barkley et Shaquille O’Neal, Miami progressera surtout lorsque Giannis acceptera davantage de lâcher le ballon.
Le Heat possède suffisamment de talent pour faire circuler la balle et créer des décalages, mais certaines possessions deviennent encore trop prévisibles lorsque les difficultés apparaissent. Shaquille O’Neal estime notamment que Miami retombe alors trop facilement dans un schéma où tout le monde regarde Giannis Antetokounmpo essayer de créer seul.
À ses yeux, Erik Spoelstra dispose pourtant des outils nécessaires pour corriger ce problème. Le vrai défi sera de maintenir du mouvement, de faire toucher la balle à davantage de joueurs et d’éviter que Giannis ne monopolise les possessions importantes. Shaq pense donc que la superstar devra aussi accepter quelques sacrifices.
Charles Barkley veut voir Giannis Antetokounmpo faire davantage confiance à ses coéquipiers
Barkley insiste surtout sur la responsabilité du joueur plutôt que sur celle du coach : « Ça n’a rien à voir avec Spo. Giannis doit accepter de se dire : je ne vais pas jouer comme à Milwaukee. Je vais faire confiance à Bam, je vais faire confiance à Davion. Quand tu es un grand joueur, tu sais que tu peux obtenir ton tir, mais impliquer les autres va aussi te libérer. »
Shaq partage cette idée et pointe le manque de continuité lorsque la pression monte : « Quand les choses deviennent difficiles, ils donnent simplement la balle à Giannis et tout le monde attend. Ils doivent comprendre qu’il faut du mouvement permanent, que tout le monde touche la balle. Giannis devra parfois être un peu moins égoïste. »
Barkley résume cette adaptation par une expression empruntée à Pat Riley : la « coopération volontaire ». Selon lui, Giannis doit accepter de se détacher davantage du ballon et de faire confiance à Bam Adebayo ainsi qu’aux autres créateurs. Cette évolution permettrait aussi de mieux équilibrer une hiérarchie encore en construction.
Le projet du Heat est donc loin d’être condamné, mais il demande une vraie transformation collective. Giannis arrive d’un système qui reposait énormément sur lui et doit désormais apprendre à partager davantage les responsabilités. Avec Spoelstra, Adebayo et plusieurs vétérans autour de lui, Miami possède les armes nécessaires, à condition que cette adaptation devienne réellement naturelle.

